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 [RP - Joutes] Lices 1/4 de finale - Les viandes et gibiers

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Polstephie
Los etèrnes afisants
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Date d'inscription : 01/11/2007

MessageSujet: [RP - Joutes] Lices 1/4 de finale - Les viandes et gibiers   Ven 18 Avr - 19:38

Sauvegarde du 18/04/2008 17:42:46
Lien original : http://forum.royaumesrenaissants.com/viewtopic.php?t=313366
Nombre de messages : 11


LeGueux a écrit:
Nouvelle main innocente, nouveau tirage. Après, ce serait le tableau qui continuerait tel que. C’est une pitchona, tenant sagement la main de sa maman venue faire une promenade qui fit le tirage.

Noms furent désignés et affichés. Noms de ceux qui allaient s’affronter le lendemain pour les services de viandes. Le plat de résistance en quelques sortes.


Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Donà Kirah du Breuil, Grand Ecuyer de France, Duchesse d'Estouteville, Baronne de Falaise, Dame de Neaufles, affrontera Messer Llyr, Duc du Lavardin, Baron du Gault Perche.



-


Après un maréchal d’armes, la Grande Ecuyère de France fera t’elle tomber le second ?



Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Donà Aurore von Valendras, dite Arakiriman, Duchesse du Chablais, Baronne de Thorens et de Montmélian, Dame Douairière de Châtel, affrontera Messer Roland Wallère dit Wolfar, Baron de Cudot et Seigneur de Chassey-lès-Scey.



-


Encore un duel prometteur, comme tout ceux de ces quarts d’ailleurs.



Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Messer Vinkolat de Gisors, Pair de France, Vicomte de Gisors, Chevalier d'Orsay, affrontera Messer Jub, Bar de la Gardiole.



-


Le curé dernier représentant de la noblesse locale face au grand prévôt de France…



Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Messer Estienne Morkar, Duc d'Evreux, Seigneur de Bernouville, Aubigny et la Remuée, affrontera Donà Izarra de Ozta d'Harlegnan, duchesse de Bellesme, comtesse de Beaumont sur Sarthe, vicomtesse de Sillé le Guillaume, baronne de Saint Verain, Mulsanne et Lesparre.



-


La première duchesse de la dernière province d’Oc en date, et l’un des rare normand à comprendre la langue.

LeGueux a écrit:
Gnaaah ! Journée quasi estivale. Les amandiers ont déjà perdu leurs fleurs, les cerisiers montrent leurs premières fleurs. Oh les toutes premières, et parce qu’on est en plaine, mais c’est signe que le printemps est bien là.

Nouvelle montée vers le Peyrou. L’azur du ciel est plus profond, pas encore autant que celui de juillet, mais il n’y a plus de traînées blanches pour le rayer. Le vent est quasiment tombé, à peine un petit souffle qui caresse feuilles et fleurs. Un temps idéal pour des joutes, moins pour la croissance du blé, qui va finir par jaunir en avance…

C’est donc avec une couche de vêtement de moins que la veille qu’il donne l’ordre aux cors et trompettes de sonner, appelant jouteurs et spectateur à la lice.

Ceux ci arrivent petit à petit, avec un langueur toute locale. Bah on est dans le sud après tout, profitons du climat, surtout quand il est clément.

Un bon moment plus tard, après un bon pichet tombé en prenant le soleil, nouveau coup de cors, les quarts de finale sont entamés. Le plat de résistance...


Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Donà Kirah du Breuil, Grand Ecuyer de France, Duchesse d'Estouteville, Baronne de Falaise, Dame de Neaufles, rencontre Messer Llyr, Duc du Lavardin, Baron du Gault Perche.



-


Premier plat : Pour la grande écuyère, les duels avec les maréchaux d’armes se suivent et leur intensité est toujours la même. C’est donc à une nouvelle démonstration de force et d’équilibre à laquelle on a droit. Les deux adversaires s’élancent, et retentit le premiers fracas de la journée. Les deux lances se brisent, et les deux adversaires montrent leur maitrise de l’équilibre en restant en selle.
Deuxième plat : La même, mais les chevaux galopant dans l’autre sens. Un grand bruit de bois brisé, fatal aux deux lances, et de nouveau une démonstration de maintien de la part des deux jouteurs.
Troisième plat : Encore une fois, les deux chevaux s’élance, nouvelle démonstration de puissance, par le bris des deux lances, et nouveau déséquilibre des adversaires. Si le duc arrive à se maintenir, la duchesse, elle, peut être fatiguée par le long combat de la veille, n’arrive plus à se maintenir et finit par chuter sans mal, malgré la rudesse de l’engagement.

Llyr vainqueur par chute.



Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Donà Aurore von Valendras, dite Arakiriman, Duchesse du Chablais, Baronne de Thorens et de Montmélian, Dame Douairière de Châtel, s’oppose à Messer Roland Wallère dit Wolfar, Baron de Cudot et Seigneur de Chassey-lès-Scey.



-


Premier plat : Un moment d’attente, le temps de nettoyer la lice et aplanir le mélange de sable et copeaux, et les deux adversaires s’élancent. L’émotion d’arriver à ce niveau ? La fatigue ? Tour d’observation ?Toujours est il que les deux lances fendent l’air calme sans rien toucher.
Deuxième plat : Les deux s’élancent de nouveau. Au centre, la lance du baron touche sans briser, tandis que celle de la duchesse se brise. Belle démonstration d’équilibre encore une fois de la part des deux jouteurs qui restent en selle.
Troisième plat : On continue la montée en puissance. Les deux courses sont impeccables, les lances touchent, et se brisent. Les deux sont déstabilisés par le choc, la duchesse chute immédiatement, le baron tangue jusqu’en fond de lice et in extremis se maintient en selle.

Wolfar vainqueur par chute.



Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Messer Vinkolat de Gisors, Pair de France, Vicomte de Gisors, Chevalier d'Orsay, affrontera Messer Jub, Bar de la Gardiole.



-


Premier plat : Nouveau balayage, nouvelle attente, et nouveau pichet descendu au doux soleil printanier. Puis au signal, les deux hommes s’élancent. L’étonnante boule de poil que l’on attendait pas à ce niveau touche l’écu du Grand Prévôt, qui lui brise sa lance sur celle du curé. Celui-ci ne peut tenir en selle (on se demande un peu comment il a pu tenir jusque là) et chute lourdement. Son bras mal placé au moment de toucher le sol lui vaut une légère luxation de l’épaule (luxation, monsieur le curé, pas luxure…). Des tonneaux alentours semble s’échapper un soupir de soulagement, le baron de la Gardiole ne pourra lever le coude aussi facilement pour quelques temps.



Citation :
Torneg pasquièr de Lengadòc
        ~~Les Viandes~~


Messer Estienne Morkar, Duc d'Evreux, Seigneur de Bernouville, Aubigny et la Remuée, affrontera Donà Izarra de Ozta d'Harlegnan, duchesse de Bellesme, comtesse de Beaumont sur Sarthe, vicomtesse de Sillé le Guillaume, baronne de Saint Verain, Mulsanne et Lesparre.



-


Premier plat : On finit de ramasser les bouts de bois épars ainsi que (et surtout) les poils perdus par le curé, et enfin les derniers jouteurs de la journée s’élancent. Le duc est en forme dès le départ et brise sa lance sur l’écu guyennais. La duchesse, elle, a du mal à se mettre dans le bain, et loupe sa cible, après le choc, elle se maintient admirablement en selle par contre.
Deuxième plat : Cette fois, les deux cavaliers montrent une maîtrise parfaite de l’ensemble de la discipline. Approches parfaite, les deux lances qui se brisent de concert, et rétablissement de l’équilibre impeccable de la part des deux jouteurs.
Troisième plat : la troisième passe commence comme la seconde, approche parfaite et explosion des deux lances. Mais là, le duc est littéralement désarçonné, et chute immédiatement. La duchesse, elle aussi déséquilibrée, se maintient comme elle peut, mais une dernière embardée de sa monture la laisse finalement sur le sable.


Morkar vainqueur par bris.

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Polstephie
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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Lices 1/4 de finale - Les viandes et gibiers   Ven 18 Avr - 19:39

Jub a écrit:
Jub était en selle. La nuit avait été courte et les heures avaient comme disparues sous les effets des breuvages locaux.

En face, un pair de France. Ce n'était pas rien... Il fallait qu'il soit à la hauteur.
Déjà qu'il n'avait pas compris comment il avait réussi à passer les deux premiers tours sans se vautrer comme un pigeon ayant loupé son atterrissage par jour de grand vent, il était maintenant le dernier représentant de la noblesse languedocienne. Une bien lourde responsabilité qu'il fallait soulager par quelques tonnelets.

Le signal retenti. Les chevaux s'élancèrent et... Jub est de nouveau étonné de toucher encore une fois l'écu adverse. Cependant, son étonnement se transforme rapidement en une appréhension suite à sa perte d'équilibre.

Bon ce n'est pas que le baron n'avait pas l'habitude de perdre l'équilibre... mais là, on était pas à la sortie d'une taverne mais sur un destrier et du coup, la hauteur de chute n'était pas tout à fait la même.

Le sol accueilli le baron avec enchantement et la poussière soulevée s'accrocha quelque peu aux poils hirsutes du perdant. Son épaule le lançait... l'appréhension devint alors peur lorsqu'il se demanda s'il pourrait encore se servir de son bras en taverne.
vinkolat a écrit:
Ce tournoi semblait se tenir comme hors de la réalité.
Six mois passés sous la pluie, la neige et le vent à courrir les routes de France en tous sens disparaissaient comme par magie à la chaleur agréable des premiers rayons du soleil printanier.
Une atmosphère bon enfant, joviale,
provinciale en fait, et ce qualificatif à son esprit était bien l'inverse de péjoratif. Il avait rendu la plupart de ses charges officielles il y a peu, précisement parce que lui manquait grandement manifestations telle que celle-ci. Le protocole se résumait à sa plus simple expression, ... quand le héraut en charge du bon déroulement du tournoi ne l'entorsait purement et simplement pas, et un faste à la hauteur du vin qu'on offrait très largement.
Etrange, également, le sentiment que ressentait Vinkolat à chacune des ses entrées en lice : ni crainte de l'échec, ni avidité de victoire, seulement le plaisir de ... jouer. La joute n'était qu'un simulacre de combat, une occasion de rencontrer et d'apprécier des gens. Rien à voir avec la haine et la bestialité croisées sur un champ de bataille, nul n'en appelait au sang en cette lice.

Le blond normand referma la visière de son heaume, concluant que c'est la vie qu'il avait ôtée en repoussant les Artésiens à Compiègne il y a quelques semaines qui lui permettait aujourd'hui de savoir à quel point joute n'était ludique.
Et manifestement, cela lui réussissait : comme lors de chacune de ses confrontations précédentes, il renversa son adversaire. Ce dernier, combattant inexpérimenté si il fallait en croire ce qui se disait en bord de lice, se reçut lourdement au sol sur l'épaule.
Vinkolat alla le saluer, et lui promis que s'il passait à son campement, il trinquerait avec lui d'une seule main également.
Wolfar a écrit:
Wolfar était déjà à cheval, en fond de lice, casque sous le bras lorsqu'il assista à la victoire du Duc du Lavardin. Il s'avança alors, posa son casque sur la tête et tendit le bras pour saisir sa lance. En face de lui, ce que redoute le plus le Baron lors de joutes: une femme. Qu'importe, lorsqu'elle aura baisser sa visière, ce ne sera plus qu'un adversaire comme un autre, du moins l'espère t il...
Aucun ne touche lors de la première passe et seule la Duchesse parvient à briser la sienne mais sans mettre à bas le Baron. Il faudra une troisième passe.
Le Baron s'élance, la distance entre les deux cavaliers diminue et Wolfar baisse la lance qui touche puissament l'écu d'en face mais le sien est également touché et le Baron est projeté en arrière. Il parvient tout juste à rattrapper les renes de son cheval et à serrer les jambes ce qui lui permet par miracle à rester en selle. Il pend sur le flanc de l'animal avant de chute en bout de lice. Il se dit qu'il a perdu mais appercoit alors son adversaire qu'on releve déjà. Elle a donc chuté avant lui.
Il ôte alors son casque qu'il jette à terre et se dirige vers elle.


Madame J'espère que vous n'avez pas de mal.

Il la salua puis reprit la direction de sa tente.
Morkar a écrit:
L'aube pointait lorsque Morkar s'éveilla, ce matin là. Il ne lui avait fallut aucun chant du coq pour qu'il se lève. Et si son écuyer graissait l'armure, il le faisait dans un silence qui le caractérisait souvent. Estienne, levant le pan de drap qui servait de séparation pudique dans la tente d'Evreux, salua son médecin d'une voix basse. Ce dernier le regarda, lui sourit, puis se remit à l'ouvrage, sans autre parole qu'un vague borborygme. Soulevant son sourcil, Morkar se demanda ce que son écuyer avait mangé la veille pour provoquer tel concert matinal.

Il avait l'eau fraiche de la toilette qui l'attendait, dans une cruche et une bassine. Passant celle-ci sur son visage, il s'essuya d'un linge assez propre posé à coté. Ce même linge passé par dessus l'épaule, Morkar revint voir Benoit pour le questionner sur le repas rompant son jeun de la nuit.


- Tu as trouvé quoi ?
- Du fromage de chèvre, du pain bis.
- Ah... Un bon fromage, quel plaisir ! Il serait bien que nous nous en ramenions.
- Vostre Grasce fait ce qu'il lui plait. Cependant, je te rappelle qu'il n'est pas impossible que le voyage de retour soit assez... indirect. Et si nous restons avec Estouteville et Gisors, il est plus que probable qu'on ne retrouve la Normandie qu'à la Nativité. Dans ces circonstances, le fromage est certainement un peu incertain...

Morkar demeura silencieux, regardant d'un air suspicieux son écuyer qui venait de parler en une seule fois presque autant que certaines semaines. Décidément, son repas de la veille devait véritablement travailler le pauvre Benoit pour qu'il parle ainsi...

- Enfin soit, nous verrons bien. Pour le moment, je vais me promener dans le campement, une fois habillé, et j'aurais peut-être l'occasion de savoir contre qui je joute plus tard.

Sitôt dit, sitôt fait. Morkar avait passé une chemise, ses braies et ses bottes. Revêtu enfin d'un mantel léger, afin de couper le vent de travers qui manquait pas de souffler en ce matin ensoleillé, il s'en alla marcher dans les rues de la cité.

Les ruelles, dans le sud, avaient un caractère qu'elles se partageaient, une ambiance diffuse qui vous saisissait dans le corps et qui vous faisait comprendre que décidément, vous étiez dans une autre région que la votre. Les gens commençaient à sortir, à cette heure. Les femmes envisageaient d'aller trouver de quoi faire le repas, dans un des marchés de la ville basse, les hommes partaient vers leurs occupations journalières, qui vers les champs, qui vers la mine. Il y avait quelques doctes qui se disputaient en pleine rue à propos d'un différent vieux de nombreuses années et qui était, dans leurs esprits déductifs, toujours d'actualité. Et puis surtout, les enfants s'étaient levés, et il commençaient à jouer dans les rues, en poussant des rires revigorant pour ceux qui les entendaient.

Arrivant sur une place qui était encore un peu vide, Morkar sembla un instant s'être transporté vers Béziers, quelques années en arrière. De cette devanture où un marchand de tissus commençait à mettre en place son étal, il fut certain, l'espace de quelques secondes, de voir sortir le jeune Jaufre qui, portant sur son épaule des lattes de bois, allait vers la forge où il travaillait. Parfois, il l'avait accompagné, pour rencontrer son maitre sévère mais travailleur, un biterois silencieux. Le jeune homme était un garçon affable et léger. Il disposait d'un grand sens de l'humour, et d'une intelligence aiguisée qu'il faisait en sorte d'exploiter au maximum. Cependant, le milieu humble dans lequel il évoluait le bridait souvent. Morkar aurait tant voulu persuader Adalaís de laisser son jeu frère le suivre, car il était persuadé que dès lors, il pourrait lui trouver des instructeurs divers, et nourrir ainsi l'appétit d'apprendre du jeune. Mais cela avait toujours était sans succès, la femme farouche protégeant son frère avec hargne. C'était, ce sujet de conversation, parfois un lieu de discorde. Et après une nuit de passion, où Adalaís s'ouvrait plus à ses secrets, Estève comprenait mieux ses craintes. S'il les comprenait toujours en ces jours actuels, il n'en regrettait pas moins l'issue. Que serait devenu Jaufre s'il l'avait suivi vers le nord ?

Morkar sortit de sa rêverie. Il s'était assis à coté d'une fontaine. Il se remit debout afin d'aller retrouver la Lice, et surtout le nom de son adversaire. Descendant alors vers le campement, il vit, légèrement perché qu'il était, que la noblesse du Royaume sortait de ses sommeils divers. Qui avait bu là, qui avait fêté une victoire, qui avait rationalisé une défaite ici. Suivant le sentier de pierre, Estienne sentait aussi sur son visage les rayons puissant d'un soleil qui était empereur en cette Province. Il longea, une fois en bas du sentier, les palissades des gradins, pour arriver au niveau de l'estrade de l'arbitrage. Il chercha son écu des yeux. Le voici donc, à coté de celui d'Izarra. Après le Languedoc, le sort lui demandait d'aller ratissait les rangs de Guyenne. La lutte du nord et du sud allait donc continuer sur la Lice.

Prenant un pas léger, il se dirigea vers son campement pour aller se ferrer le corps pour la joute. Tout en subissant l'attention particulière et méticuleuse de Benoit, qui lui arrangeait les plaques de métal de son armure, Morkar songeait à ce qu'il pourrait dire à Izarra, selon les positions que l'un et l'autre occuperaient dans cette valse de lance et d'équitation. Comprenait-elle l'occitan ? Son nom était en partie marque d'une famille puissante du nord, de Flandre. Les connaissances aléatoires de Morkar en grammaire locale allait donner d'autant plus de difficultés à l'ancienne Duchesse de Guyenne pour le comprendre. Qu'importe, songeait-il, en terre languedocienne, il faut parler la langue chantante.

Après avoir été hissé sur son cheval, il prit le chemin de la lice, tout en réfléchissant. En arrivant au bout de la lice, il vit la victoire de son Lige Vinkolat de Gisors. Il venait de franchement mettre au sol son adversaire. Il ne faudrait pas manquer à féliciter son Suzerain de cette victoire éclatante. Et malgré la blessure de l'adversaire, qu'il avait conscience d'être douloureuse mais peu grave, la victoire de Gisors sur la Lice était chose assez rare, comme la neige à Sète, pour qu'elle soit remarquable. En face de son propre adversaire, Morkar attendit le signe de l'arbitre. Il le bras se leva, pour finalement se rabaisser rapidement.

Le premier galop est rapidement atteint. La lance se met en position presque par réflexe. Elle touche l'écu d'Izarra. Le bris est net, mais la chute de la Duchesse n'est pas pour tout de suite. Quoiqu'il en soit, un bris d'avance, cela était important. La suite est tout aussi furieuse. Les deux lances trouvent le chemin des écus, et s'y brisent. Malgré l'impact, les deux jouteurs restent bien en selle. Il faut continuer... Et c'est le moment de la troisième lance. C'est encore un double bris violent. Dès l'impact, Morkar se sent soulevé dans les airs. Il chute, le voici perdant... Et bien non, car il entend aussi son adversaire chuter. Il n'est pas blessé, et il gagne pour un bris de plus. Sitôt les valets de lice l'ont remis debout qu'il se dirige vers son adversaire.

Morkar ôta son heaume pour le porter sous le bras. La tête en sueur, il défit les lanières de son gant pour passer sa manche de tissu sur son visage. Arrivé devant Izarra qu'on venait de remettre elle aussi sur pied, il s'inclina devant la Dame Blanche.


- Dòna, acepta meu omenatge entà teuna combativitat. Ai falhat plan, ai falhat ediu, pèrder. Eliminem çò diferent amb del vin.

Acceptez vous donc de boire à ce combat ?

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Lices 1/4 de finale - Les viandes et gibiers   Ven 18 Avr - 19:39

LLyr a écrit:
Le Valet entre en trombe
La duchesse d'Estouteville ! Messire ! La duchesse d'Estouteville
Et voila une dame encore sur qui je tombe
Plus qu'une Dame d'ailleurs, le GEF en personne, vie vile !

Qu'on vienne m'harnacher que je ne lui fasse pas défaut !
Qu'il ne soit pas dit que je refuse à une Amie, que je sois Maraud
Allons jouter et contre elle, faire montre de tout mon entrainement
Je ne puis lui faire plus beau cadeau que de m'y donner entierement.

Visiere rabattue, bien en selle, voici la premiere passe
Deux lances se brisent et dans un bruit soud cassent
La seconde passe est une redite
La aussi bris de lance qui crépitent.

Il faudra attendre la derniere bordée
Pour que douleureusement l'un des deux ne déborde
La Chute n'est pas gravissime mais sonore
Et c'est pied à terre qu'en Vainqueur je l'honore.


Ma Belle amie, vous m'avez fait grand honneur
De vous etre battu jusqu'à plus d'heurts.
Ahhh Ce jour La Polaire qui est vostre guide maintenant
Ne vous a point portée chance séance tenant

Vous me feriez grand plaisir, Mon cher Chariot
De venir prendre un repas en mon campement au plus tot
Je gage "petite ourse" *sourrire taquin et amical*
Que j'aurai la prochaine fois encore plus mal dans cette course.

Laissez moi juste le temps de quitter cette gangue d'acier
Et de faire préparer Libations dont nous pourront etre fiers
Acceptez pour le moment cette main tendue et déganté
Afin en toute amitié de vous aider à vous relever
izarra a écrit:
Retour sur la lice. Quarts de finale et adversaire de taille: messer Morkar est plus que réputé parmi les jouteurs. Du moins aujourd'hui se presente-t-elle sans avoir la tête vrillée par la migraine!

Petit cérémonial désormais habituel pour Pascual et elle: harnachement du cheval et de sa cavalière, mise en selle, on fixe l'écu à un bras, on saisit de l'autre la longue hampe de bois. Visière baissée, duchesse concentrée, signal donné pour la première passe.

Duchesse concentrée? Moui, visiblement pas assez en tout cas: sa lance ne rencontre que le vide, mais son écu lui, trouve douloureusement l'extrêmité de l'arme adverse. Serrant les dents et les jambes pour ne pas choir, elle parvient tout de même à rectifier son assiette et termine sa course en selle.

Volte, jurons intérieurs et nouveau signal. Cette fois, une résistance se fait sentir au bout de sa lance qui éclate avec fracas, de même que celle de son adversaire. Mais les deux demeurent bien en selle, prêts à en découdre une nouvelle fois. Diable, le concurrent s'avère aussi coriace que prévu, voire plus!

Dernière tentative, les montures s'élancent à nouveau, les deux adversaires font mouche et éclatent leurs lances. La duchesse refait connaissance avec le sol languedocien, plus durement et plus littéralement que prévu à l'origine. Se remettant sur pied avec l'aide de son écuyer, elle aperçoit son adversaire venir à elle. Chû également à la dernière passe, mais vainqueur par bris, le duc la salue aimablemement, et en oc qui plus est. Un oc certes quelque peu différent de celui qu'on oit habituellement en Guyenne.Mais baste, l'attention est courtoise, et sa propre pratique de la langue méridionale est suffisament rouillée pour qu'elle ne chipote pas sur celle des autres.


- Dòna, acepta meu omenatge entà teuna combativitat. Ai falhat plan, ai falhat ediu, pèrder. Eliminem çò diferent amb del vin.

Acceptez vous donc de boire à ce combat ?


Déshaumée, la brune sourit et répond, alternant elle aussi oc et oïl.

Mercé entà la profaça messer. E oscà entà vostra victoria.Pour l'invitation, j'accepte avec joie de partager avec vous une coupe de vin. Le temps néanmoins d'ôter tout ce fer, et nous pourrons nous retrouver au campement.
kirah a écrit:
[Joutes du Languedoc - 1/4 de finale - Llyr]

Esprit plus serein ce jour, incroyable ce qu'une présence, des gestes, des mots peuvent apporter comme souffle salutaire à un esprit en désordre ou ecrasé d'un voile sombre. Certes, le gaspillage de Limoges ... pas encore pardonné.... et puis... il serait des plus amusants de voir comment il résolverait cette situation. Si son esprit n'avait pas tiré un trait, son coeur, à sa simple retrouvaille, l'avait fait lui. Mais de cela, il ne serait dit un mot.
Peu à pueu la chappe noire s'éloignait, du moins l'espérait elle. Vendome lui resterait toujours en mémoire, elle le craignait, mais peut etre parviendrait elle à le surmonter. Surement pas seule, de cela elle était de plus en plus certaine, mais le surmonter... après cette nuit cela lui semblait du domaine du réalisable, chimère qui disparaissait, espoir qui devenait concret.

Balayant ces pensés inopportunes, elle serra sa lance fermement, attendant le signal du juge. Son armure avait été martelée diligement de la nuit par un ecuyer apprenti. Mariette y avait veillé et les coups de marteau l'avaient maintenue éveillée un bon moment... ou alors étaient-ce certains mots, certains cris qui l'avaient ainsi gardée yeux grands ouverts et le travail de l'ecuyer n'avait fait que le couvrir judicieusement... Mariette, il lui faudrait la récompenser à sa juste mesure. On aurait presque pu croire qu'elle l'appréciait maintenant ! Etrange coup du sort... lui aurait-on dit qu'il en était de meme du "Dragon" de Gisors qu'elle n'y aurait jamais cru, trouvant là Satann-quienn et autres coups étranges de la bete sans nom.
Sous l'armure, accroché à la chemise, la fibule d'argent qui était venue à point nommé quand il lui avait fallu se vetir au petit matin. En effet, quoi de mieux pour rassembler ensemble deux pans de tissus ?
Cette fibule l'intriguait toujours meme si sa colère des derniers jours ne lui avait pas permis de s'apesentir plus longuement sur sa signification. Elle se rappelait bien certaines discussions avec le maitre de la forteresse du Lavardin... de meme que certaines réminescences de conversations avec Zivapa. Retournant l'object en tous sens et le comparant au souvenir de celle de bronze recue de manière tout aussi étrange, elle avait bien noté quelques différences subtiles. En outre, ce "VII" gravé lui evoquait quelque chose mais restait dissimulé toujours.
Fi donc ! l'heure était à la joute et justement contre celui qui la lui avait transmise cette fibule.

Elle le savait tout aussi respectueux du code chevaleresque que son initial adversaire mais au moins, celui-ci savait-il qu'il valait mieux pour lui ne point voir la femme et éviter ainsi l'affront, acceptant d'avoir face à lui un chevalier tout simplement, décidé à jouter rien de plus.
Et que de courtoisie il s'agissait également que d'accepter le défi pleinement conscient et choisi plutot que se défiler.

Le signal...

Les montures s'élancèrent, chacun donnant le meilleur de son art.
Trois tours furent nécessaires cette fois... 6 lances brisées, jeu blanc... mais chute de sa part sans heurt.
A Llyr qui se présenta devant elle, elle fit salut reconnaissant sachant qu'il n'avait pas retenu son art et ses coups. Bel affrontement il lui avait offert là, pas comme cet autre.... mais il aurait son caquet rabattu que le gourgandin... au moins la dame pour qui il joutait avait-elle compris l'enjeu et l'orgueil derrière son geste qui meme s'il était extreme, reflétait l'état d'esprit qui animait la plupart des femmes participant à un tournoi de ce genre.

Tendant une main, sollicitant l'aide du Marechal d'Armes pour se remettre sur pied, elle porta attention à ses paroles. Son heaume toujours baissé cacha la surprise devant ses mots. Carette.... pourquoi lui parlait il ainsi en termes énigmatiques ? Ces mots, tous, lui semblaient familiers mais elle ne trouvait pas encore leur point commun. Polaire, Chariot, Course, Ourse.... oui cela lui évoquait quelque chose. Inconsciemment, elle liait cela avec la fibule mais il lui manquait quelque chose... un élément peut etre ...
Quoiqu'il en soit, elle ne pouvait refuser l'invitation du duc qui la tentait grandement.


Mhhh acceptez que nous repoussions cette invitation à la fin de ce tournoi,
Qui sait, peut etre pourrons nous feter ainsi dignement votre victoire non plus en tant que mon adversaire mais plutot champion de ces joutes ?
J'aimerais pour ma part connaitre l'issue des rencontres de ce jour. Deux trublions normands de mes amis sont engagés encore. Il est rare qu'autant de normands, hors de leurs terres, arrivent à se hisser aussi loin en tournoi. Et puis... il semblerait qu'un duel dusse avoir lieu ensuite. Mieux vaut garder la tete froide plutot que partir en libations fortes à nous... me... rendre "tete dessous pieds". Ces vins du sud qu'on nous sert ici ont droles d'effets sur moi semblerait-il n'en étant pas coutumière et je sais celui de Touraine tout aussi particulier à mon palais, ne vous déplaise. Rendez vous pris ? fussiez vous le monde, je finirai bien par trouver lumière etoilée pour vous rejoindre je gage.
LLyr a écrit:
Le temps est à vous, ma belle amie
Rien ne presse, ni les passions ni l'envie
Quand il vous plaira, nous aurons avec vos amis
Discussion a point nommé et d'avance je l'avoue j'en ri !
arakiriman a écrit:
La Duchesse apprit dans un frisson qui était son adversaire. Horreur, un de ses anciens supérieurs dans l'Ost Bourguignon. Le monde etait vraiment petit.

Avec une vague appréhension vu l'expérience de son adversaire, elle se coiffa de son heaume.

A la premiere passe, aucun ne toucha. Elle sentit revenir sa mal chance. Des qu'elle ne touchait pas rien ne se passait de bon ensuite.

A la deuxieme passe, elle sentit sa lance s'exploser sur l'écu de son adversaire sans rien elle meme sentir. La lumière d'espoir revenait, plus qu'une lance et surtout conserver son avance.

La troisieme et derniere. Un grand choc. Une grande douleur au dos. Elle avait chu de son destrier et sentit l'amerturme de la défaite. Elle avait pourtant senti cela arriver. Puis se redressant, elle sourit, heureuse de cette joute et d'avoir perdu contre cet adversaire là.


Madame J'espère que vous n'avez pas de mal.

Aurore se tourna vers le Général en enlevant son heaume.

Merci Baron, il n'y a eu point de mal de cette passe. Je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre parcours.

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