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 [RP - Joutes] Les campements.

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Polstephie
Los etèrnes afisants
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MessageSujet: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 18:43

Sauvegarde du 18/04/2008 17:36:08
Lien original : http://forum.royaumesrenaissants.com/viewtopic.php?t=312971
Nombre de messages : 74


LeGueux a écrit:
Dans le vallon du Verdanson, au delà du Peyrou où est installée la lice, les tentes et campements s'installent petit à petit.

Tentes multicolores, de toutes tailles et formes aux oriflammes flottant sous la tramontane quasi permanente. Ecus rutilants, brillants de milles éclats.

Un artiste, du haut du Peyrou, croque sur un vélin la scène...


Morkar a écrit:
- Aquí-me !

Morkar s'exclama cela en arrivant, sur son cheval, en vu du Peyrou. Le voyage du nord avait été long, mais sans souci ni complication. Venant avec deux hommes d'armes une charrette tirée par deux chevaux tranquilles, le Duc d'Evreux allait voir comment on joutait en terre occitane.

- Aboleguem ! Prenons place dans le campement qui nous est réservé, qu'on monte rapidement la tente et qu'on en finisse.

Les trois hommes reprirent le chemin, suivant l'ordre du Duc. L'un des deux regardait d'un drôle d'air Morkar, fruit Normand qui n'avait pas bien longtemps vécu en dehors de sa Normandie, sauf pour les guerres du Roy. Il se tourna vers son comparse.

- T'savais qu'le Duc, il parlait le babille d'la contrée d'ici ?
- Parait qu'il a fait la guerre en Aquitaine, et qu'il y a trouvé dans le sud-est, vers Béziers, une femme qu'il a courtisée. C'est Thierry qui m'a raconté c'là. Du coup, la barrière de la langue, l'Estienne, il a fait tôt d'tenter d'la franchir, si tu vois qu'je veux dire !
Demons a écrit:
[Voyage et tente de Salerans]
Le Languedoc se trouvant près du Dauphiné, Demons et Raithuge n'avait pas mit longtemps à venir depuis Salerans, prenant leur temps il avait parcourut la distance à cheval en deux journée afin de ne pas arriver en retard. Le voyage s'était déroulé sans embûches, bref comme un jour normal, l'humour et l'humeur des deux hommes étaient au beau fixe.
Une fois arrivé en Languedoc le lieu de la joute fut facilement troué mais là tout se compliqua, s'était la première fois que les deux hommes venaient en Languedoc et ils ne comprenaient seulement qu'un mot sur deux, les habitants semblaient avoir un patois, une autre langue que leur francois. Réussissant tout de même à se faire comprendre, ils se dirigèrent là où on leur indiqua de s'installer et Raithuge monta la tente de Salerans pendant que Demons attacha non loin les bêtes. Lorsque tout fut monté, Raithuge parti savoir le déroulement de la joute pendant que Demons commença à se revêtir son armure ou tout du moins le début.
Il n'avait à peine mit que ses chausses que Raithuge revint avec des nouvelles :


Ta première passe sera contre Dame Morgwen de la Louveterie!

Comment ? Dame Morgwen? réagissa Demons au quart de tour

Oui c'est bien cela lui confirma son écuyer

Bigre la chose n'allait pas être facile Morgwen venait de faire une très belle performance à la joute lors du mariage de Lancelote et Maathis et lui n'était que inexpérimenté. En plus il joutait contre une dame! Il fallait maintenant se concentrer et essayer de remporter cette première passe. Se tournant vers Raithuge Demons dit:

Aide moi à mettre mon armure et va seller mon cheval, n'hésite pas à serrer je vais en avoir besoin!
kirah a écrit:


L'oriflamme était bien présent dans le campement mais sa dimension était des plus discretes. N'ayant pas été renouvelé depuis un moment, il était quelque peu usé mais ses armes normandes bien visibles.
Sa propriétaire était arrivée un rien plus tot, puis, malgré l'invitation recue de séjourner dans une luxueuse chambrée, elle avait finalement choisi de rejoindre une simple tente. Un ecuyer serait encore à trouver, mais le "bardas" comme elle l'appelait avait suivi avec quelques gens d'armes. Peut etre l'un d'entre eux pourrait-il lui preter main forte s'il y avait lieu.
Mentalement, elle tenta de se rappeler les quelques mots d'Oc appris il y a un moment déjà quand elle avait cotoyé l'hote héraldique de ces joutes de printemps. Un petit somme après ce long voyage et elle pourait aller presenter ses armes dans la lice.
raithuge a écrit:
[Voyage et Tente de Salerans]

Raithuge vit la panique s'installer dans les yeux de son seigneur. Il comprti pourquoi celui-ci réagissait ainsi au nom de son adversaire. Son adversaire avait gagné la précédente joute aux noces du Duc et de la Duchesse d'Orléans.

Raithuge prit l'armure qui était posé contre la grosse malle de voyage, et entreprit de la mettre sur son maistre. Son maistre tremblait comme une feuille. Puis il blémit et Raithuge pu lire la concentration qui s'affichait sur le visage de son maistre.


Seigneur, venez vers moi que je vous attache votre armure. Et croyez en vos chances, vous êtes un très bon joueur.

Raithuge avait confiance en son maistre car il avait une détermination sans bornes, qui pouvait l'aider à vaincre un redoutable adversaire.
russocarine a écrit:
[Tente de Privas]

Alors que le Baron se prépare, Russo tranquillement installée sur un confortable fauteuil observe la scène en souriant.

Un écuyer apporte l'armure, un autre les éperons et l'épée. Russo observe son mari vérifier son équipement point par point, en homme habitué aux combats.

Elle se lève, et lui chuchotte
Mon petit mari, pour la première fois tu défends nos couleurs. Je suis sure que tu seras fort, mais souviens toi qu'il ne faut pas tuer ton adversaire, ce n'est pas un champ de bataille.

Puis elle se dirige vers la porte de la tente, en soulève un coin, et regarde l'étendue du camp. Les chevaux, les écuyers, les oriflammes qui claquent au vent. Par Aristote, si on lui avait prédit le jour de son mariage qu'elle verrait tout ça d'aussi près, elle ne l'aurait pas cru.
Enguerran a écrit:
Au campement arriva un cavalier vêtu d'une tenue de voyage, monté sur un destrier alezan. La monture, bien que plutôt fourbue, marchait encore avec assurance et fermeté, tandis que son cavalier montrait un visage quelque peu désabusé.

Il lui avait fallu pour arriver jusqu'ici chevaucher en terre languedocienne, et le voyage n'avait pas été dépourvu de surprises. Bien que curieux et observateur, il ne savait point auparavant que ce comté parlait une langue légèrement différente du françois car empreinte de la culture locale. En réalité il avait déjà remarqué quelques mots du Languedoc mais ne pensait pas que la barrière linguistique soit si flagrante.

En pénétrant dans le comté, il avait dû faire halte à plusieurs reprises dans des auberges pour y prendre du repos et se nourrir. Quelle difficulté avait-il eu avec les tenanciers ! Ils s'exprimaient dans un pâtois auquel il ne saisissait que des bribes, et il en allait de même pour eux lorsque c'était lui qui tentait de se faire comprendre. Autant dire que les grommellements d'exaspération n'avaient pas tarder à se faire nombreux chez ce cavalier, et il commençait à devenir maussade car il ne parvenait pas non plus à demander son chemin.

Le Très Haut, qui devait probablement bien en rire dans sa barbe, eut sans doute pitié de lui car sur sa route se trouva bientôt un marchand d'origine champenoise qui put donc le renseigner dans un françois très correct.

Remerciant le ciel, il avait pu donc arriver au lieu où allait se dérouler le tournoi, mais c'est alors que le héraut annonçant les affrontements du lendemain s'exprima dans le même jargon qu'il avait dû endurer depuis qu'il avait franchi la frontière languedocienne. Un "Fichtre !" puissant avait été lâché par le cavalier décontenancé.

C'est ainsi qu'il faisait son entrée au campement des jouteurs, espérant qu'il saurait déjouer une bonne fois pour toutes l'adversaire imprévu.
Pris de fatigue, il s'endormit dans sa tente après avoir rit de sa malaventure.
Arnaut Lo Tocasson a écrit:
Vallon du Verdanson -Tentes d’Axat…


Vía-fòra, berbesina de raubador !!!! (1) Et tandis que finissaient de résonner ces mots dans l’air frais d’un calme matin languedocien, un gamin en haillons jaillit soudain d’une tente en battant l’air de ses bras avant de s’écraser lamentablement au sol…

Sortant tout aussi rapidement, un grand homme au visage sévère, portant un surcot aux couleurs de la baronnie d’Axat vint rejoindre l’enfant et lui assena plusieurs coups de pieds dans les cotes avant de lui cracher dessus…


Còp que ven, lo Bar te farà talhar la man, filh de puta !!! Asèimas te benanant qu’es bon e largant !!! (2)

Arnaut, car il s’agissait de lui, abandonna alors le jeune escamoteur qui geignait doucement, plié en deux par la douleur, et retourna dans la tente auprès de son Seigneur…






(1) Dehors, vermine de voleur !!!!
(2) La prochaine fois, le Baron te fera trancher la main, fils de put* !!! Estimes-toi heureux qu’il est bon et généreux !!!
Djahen a écrit:
Vallon du Verdanson -Tentes d’Axat…


Un sourire en coin, De Donazac d’Axat regarda son serviteur revenir avec un air qu’il lui connaissait bien. Amusé par la situation, la colère du mercenaire ayant balayé la sienne par son impétuosité, le Maure, assis sur le coffre où l’enfant s’était caché avant d’être surpris, lâcha ironique…

Totjorn tant cortavida e len, meu brave Arnaut… (1)

Sans attendre une réponse qui de toute façon ne viendrait pas, ainsi était Arnaut, Djahen laissa son regard s’attarder sur une hache appuyée au pied de sa couche. Il s’en était fallu de peu pour qu’il n’en use sur le petit pouilleux… Avec une main de moins, il aurait compris la leçon, seulement le mercenaire l’avait pris de court en expulsant ainsi le voleur avant que ne réagisse le Baron. Il avait bien fait, du moins pour l’enfant-, car oser tenter de dérober l’épée du Seigneur d’Axat, son cadeau de mariage-, avait été sans aucun doute l’acte le plus stupide que pouvait faire un voleur en s’introduisant dans cette tente…

Parfois, le Maure se demandait si son servant ne cachait pas une grande sensibilité derrière ses airs bourrus, car il ne faisait aucun doute qu’il savait ce qui serait advenue sans son intervention…


Vielhassa borra assentimentada… (2)

Encore une fois, aucune réponse à attendre, le mercenaire encaissait sans broncher, impassible…







(1) Toujours aussi raffiné et doux, mon brave Arnaut…
(2) Vieille bourrique sentimentale…
Rhân a écrit:
Puisqu'on ne se battait décidément pas dans le nord entre les trêves et les retards, Rhân avait le temps d'aller voir s'il pouvait tester sa force contre autre chose que des artésiens.

Il alla donc dans le sud avec armes et bagages et après s'être inscrit auprès de l'organisateur local, il passa voir si ses hommes avait commencé à monter sa tente et à hisser son oriflamme à son entrée




Voyant que cela avançait pas trop mal, il profita du chaud soleil de Provence, qui le changeait bien des pâles chaleurs du nord où le printemps avait bien du mal à percer, pour aller regarder sur le tableau de joute.
La langue aussi, une langue d'oc bien chantante qu'il avait bien du mal à comprendre lui était aussi fort agréable à entendre dans les rues comme un avant goût de la chaleur d'été qui disait-on est si lourde dans ce pays. Un jour peut-être irait-il vérifier à la belle saison, mais en attendant il en avait à faire pour être prêt à concourir
MarieDouce a écrit:
Vallon du Verdanson -Tentes d’Axat…

Son époux était parti depuis plusieurs heures que MarieDouce était encore à la fenêtre, le regard dans le vague, regardant le chemin par où il avait quitté Axat …

Secouant la tête, sa décision prise, la Baronne prit rapidement quelques vêtements et fit atteler la voiture. Alors qu’elle montait dans la carriole, elle retourna sur ses pas et à la course, revint dans la maison, grimpa quatre par quatre les marches puis alla prendre un petit paquet qu’elle avait caché sous des vêtements.

Revenant à l’extérieur, elle monta dans le véhicule léger pour finalement pour arriver quelques jours plus tard dans la capitale.

Arrivée au campement et mettant pied à terre, elle chercha un peu la tente des Axat parmi toutes celles déjà établies. Un gamin passa tout près d’elle. Il avait l’air de s’enfuir à voir son visage crispé par la peur. MarieDouce regarda dans la direction d’où il venait et y vit enfin où logeait Djahen. Retroussant ses jupes d'une main et tenant son sac de l'autre, elle se précipita vers le lieu dit, espérant que les joutes n’étaient pas encore commencées.

Relevant le battant qui servait de porte, MarieDouce entra et y trouva Djahen et Arnaut en grande discussion.

Elle avait quelque chose à faire avant le départ de son époux pour aller jouter mais surtout, quelque chose à lui dire.


« Amour ? » demanda-t-elle pour attirer son attention ...

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 18:44

Morkar a écrit:


- Cela faisait combien de temps que je ne l'avais pas sorti ?
- Un certain nombre de mois, je pense... Peut-être en décembre dernier ?
- Tudieu ! Autant ?

Morkar et son écuyer regardaient l'oriflamme flottant dans le vent. C'est alors qu'un homme d'armes revint au campement. Il avait un pas rapide, et parler dans sa barbe.

- Oulà, Quentin ? Qu'est-ce que tu as, à godounaer ainsi ?
- J'ai croisé un homme d'E'touteville, il me doit une lampée, et il refuse de me la donner !
- Estouteville est présente ? Bien, j'y vais. Je dois boir... hum... rendre hommage à ma Suzeraine...
sebbe a écrit:
Sebbe se balladait dans le campement une fois sa tente montée. il regardait danser les oriflammes... tient celui ci revient de la guerre en Artois, a t'il eu une permission? Tiens ma niece est la... allons lui rendre visiste.
Djahen a écrit:
Vallon du Verdanson -Tentes d'Axat...


Une voix agréablement familière se fait soudain entendre, souriant, le Maure se relève pour aller accueillir sa douce et tendre épouse. Une femme bonne et aimante, mais aussi généreuse et fort heureusement peu portée sur les armes malgré ses études... bref, tout le contraire de celles que l'on pouvait croiser dans ce campement et qui portaient l'armure et l'épée comme hommes. Comme si l'on pouvait considérer une noble comme l'égale des puissants et valeureux Seigneurs qui joutaient. Comment une femme en armure entièrement équipée et ne pensant même pas au final un quintal et demi pouvait-elle résister à la force d'impact d'un homme qui sans équipement pesait déja bien plus ? Djahen en était persuadé, les victoire féminines n'étaient que le fruit d'une chance insolente ou d'une très grande bonté d'âme de leur adversaire...

Une chose était sure, jamais Axat ne s'abaisserait à jouter contre une femme, ce serait fort peu aristotélicien et l'échange ne saurait apporter gloire, aussi certaines dispositions étaient prises auprès du Héraut. Et bon nombre de Seigneurs languedociens honorables l'avaient fait eux aussi. En était-il de même dans les autres contrées ? C'est la question que le Baron s'était posée, mais visiblement pour certains, frapper une Dame semblait aussi naturel que respirer l'air ou boire le vin...

Laissant là ses pensées, il rejoignit son épouse et l'embrassa tendrement, tandis qu'Arnaut allait se placer devant l'entrée de la tente...


Adieussiatz Amor... (*)







(*) Bonjour Amour... (forme de politesse - vouvoiement)
MarieDouce a écrit:
Répondant doucement au baiser de son ange alors qu’Arnaut quittait discrètement l’endroit, MarieDouce leva les yeux et le regarda tendrement.

« Mon cœur ? Ne m’en veut pas. Je t’ai suivi à distance, discrètement. Loin de moi l’idée de te surveiller hein ? Mais, je ne pouvais pas te laisser venir jouter sans crainte qu’il ne t’arrive quelques malheurs. Déjà que ton dos est à peine consolidé.... Quand tu t’arrêtais en chemin, je faisais pareil mais je n’allais pas dans la même auberge que toi de peur que tu ne me renvois au Domaine.» lui dit-elle, heureuse de constater que finalement, son époux semblait content de la savoir là.

Puis fouillant dans sa besace, elle sortit le petit paquet qu’elle y avait placé juste avant son départ d’Axat.


« Tiens Amour, c’est pour toi …» dit-elle, lui tendant timidement la petite boite.
izarra a écrit:
Campement guyennois - Tente d'Izarra

La petite délégation guyennoise avait fait route vers le Lengadoc par des chemins différents, convenant de se retrouver directement au campement.

Apparement, Lesparre était la première. Tandis que ses gens s'affairaient à monter sa tente, bien rodés qu'ils étaient désormais à ce genre d'office, elle s'en alla baguenauder de par le camp, reconnaissant de-ci de-là un oriflamme familier. Respirant à pleins poumons l'air languedocien qui lui ramentevait tant de doux souvenirs. Décidément, elle avait mille fois bien fait d'abandonner le nord et ses brumes pour revenir dans des contrées de soleil bien plus chères à son coeur. Etait-ce d'ailleurs le soleil qui faisait germer dans sa caboche d'étranges pensées? Bref sourire, pour elle-même plus que pour ceux qu'elle croisait dans l'animation du camp. La présentation des jouteurs s'était déroulée, et lors de ce premier passage rituel dans la lice, certaines couleurs en particulier avaient attiré son attention, des couleurs déjà entrevues à Meymac voici peu de temps...
althiof a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Althiof et Korydwen avaient fait le cours voyage de Montbrison en Auvergne pour se rendre en Languedoc pour participer aux joutes. il était pratiquement remis de sa blessure et l'expérience acquise par ses précédentes passes d'arme dans son état compensait ce fait. Vivement qu'il soit en pleine possession de ses moyens.

Un jour de cheval à peine pour venir, ils avaient laissé leurs enfants à sa belle-soeur Milosa. Ils seraient bientôt rentrés et bien plus tranquille pour le tournoi. Pas besoin ainsi d'amener tout un tas de serviteurs.

Il avait bien l'intention d'aller loin dans ce tournoi. Il avait une petite revanche à prendre contre Zacharia le Coms du Languedoc et il espérait bien le croiser.

Et puis surtout Beths avait accepté de l'accompagner pour être son ecuyère. Depuis elle n'arrêtait pas de rouspéter mais c'était signe que tout allait bien pour elle. Et même si elle ne l'admettrait jamais elle était contente d'être là.

Il posa ses affaires dans sa tente et sortit seul laissant Beths et Kory pour aller voir le tableau d'affichage mais surtout quels futurs partis avaient fait le deplacement. La chasse était ouverte.
ichimaru a écrit:
[Campement guyennois - tente d'Ichimaru]



Le récent baron du Fumel arriva a son tour en Languedoc, au lieu de rendez vous. Il repera sans mal la bannière flottante aux couleurs d'Izarra. Aussi il alla la rejoindre avec ses suivants pour installer sa tente juste à côté.

Tandis qu'on dressait sa tente, Ichimaru alla jeter un oeil sur l'affichage... c'est lui qui devrait ouvrir les joutes et contre le Comte du Languedoc. Pas le temps de trainasser donc, il fallait se préparer et se concentrer.

En revenant vers sa tente, il croisa Izarra.


Bonjour ma Duchesse, faut que j'aille me préparer on se retrouve après pour fêter nos victoires ! Je viendrais t'encourager, je passe en premier.
izarra a écrit:
Campement Guyennois


La duquessa qui s'en revenait à petits pas tranquilles vers sa tente tomba nez à nez avec Ichi, pressé comme un beau diable d'entrer en lice.

Eh bien bon courage meu jutge! J'ai encore un peu de temps avant mon duel, je m'en vais me poster dans les gradins pour admirer tes exploits alors. Quant à fêter la victoire, j'ai fait amener quelques fûts de vin de Médoc qui n'attendent que nous!

Souriant tandis que le fringant baron partait s'équiper, elle volta et prit la direction des tribunes, bien décidée à profiter du spectacle.
kory a écrit:
[Tentes des Cournon d'Auvergne]

Les enfants restés chez sa soeur Milosa, elle espérait que deux en plus ne la dérangerait pas. Sa soeur étant souvent fortement occupée par son travail de Tribun, conseillère à l'animation. Korydwen trouvait qu'elle en faisait trop.

Le voyage se passa sans problème, Korydwen perchée sur son cheval, rêvassait énormément, elle avait un mauvais pressentiment, elle doutait d'elle. Son époux n'avait cessé de lui dire qu'elle était forte, qu'elle s'en sentirait honorablement. Mais au fond d'elle, elle ne les sentait pas ses joutes.

Elle resta souriante face à son époux, elle ne voulait lui montrer son angoisse montante et surtout son manque de confiance en elle. Depuis sa blessure à l'épaule, elle n'avait jamais passé le premier tour des joutes.

Ils arrivèrent à l'endroit où les campements avaient été installé, tente aux couleurs de Cournon rapidement trouvé. Son époux sortit, il allait sûrement voir le panneau d'affichage. Korydwen en profita pour se laisser tomber dans un des fauteuils le temps de souffler un peu.

Un repos très bref et ne tenant plus en place, elle quitta à son tour la tente direction le panneau...Marche rapide, abaissement de la tête en croisant des personnes connues. Tombe sur le panneau d'affichage, regarde. Elle ne connaît pas son adversaire.

Elle tourna les talons et reprit la direction de sa tente, elle y retrouverait certainement son époux qui l'aiderait à enfiler son armure, elle voulait rejoindre rapidement la lice, ne pas s'éterniser sous la tente. Autant commencer rapidement à se mettre dans le bain...
Enguerran a écrit:
Enguerran ruminait intérieurement, de par sa défaite dès le premier tour du tournoi. Evidemment on ne pouvait pas toujours gagner, mais le seigneur était fougueux et espérait toujours remporter chacun de ses duels.

Blessé à l'avant-bras lors de l'affrontement à l'épée, il se hâta de retirer son armure et se banda le membre avec du linge pour atténuer le saignement. Se mettant ensuite en quête d'une personne disposant de connaissances en médecine, il parcourut le campement et remarqua les tentes de la duchesse Izarra et du baron Ichimaru, deux guyennois qu'il avait vu décrocher chacun la victoire lors de leurs duels. Il alla donc les saluer et les féliciter de leur combat.
Perturabo a écrit:
    Campement Périgordin - Tente Comtale


Là où furent plantés les installations et quartiers de vie des Périgordins, la tente de l'élu trônait avec prestance et sagacité au milieu de tant d'autres. Les armes aux lions d'or et au losangé de gueules n'étaient pourtant les seules hissées, car un autre fanion tout d'argent de de sable flottait dans la brise méditerranéenne, d'origines Limousines au nom de Magnac-Laval.

- Je ne suis pas mécontent d'être arrivé. De Louvelle achevait ses derniers préparatifs et enfilait ses chausses hautes tout en palabrant, le regard volant des habits qu'il revêtissait à l'ainée féminine qui l'écoutait. Les premières joutes ont été annoncées. Je vais aller visiter les lieux, retrouver quelques connaissances peut être. Quelques instants d'interruption dans ses tâches vestimentaires, le jeune héritier attarda son attention sur la plaie cicatrisée, sis en l'arrière de la nuque. J'ai réfléchi. Il se fut retourné vers son ainée, le ton sérieux. A propos de nous deux. Sans moralité, il enchaina - une tristesse enfantine dissimulée dans le regard. De notre relation incestueuse. L'on ne peut pas faire éclater la vérité au grand jour. Pourtant, je veux rester avec toi. L'on ne peut pas non plus se marier. L'on ne peut pas avoir d'enfant, il naitrait infâme. D'un geste alloué à la réflexion, le Com leva les yeux plus haut. Un nouveau-né issu d'une union illégitime entre un frère et sa sœur, serait de fait le bâtard au plus haut point de la maison Knotwise-Louvelle, de quoi faire pâlir les quelques uns qui se targuaient de la pureté de leur patrimoine, tel Pierre-André. Quoique, un enfant incestueux, nul ne pourrait nier la légitimité de son sang. D'un pas en avant pour se rapprocher de son ainée, le sourire narquois du Comte laissa comprendre une réflexion ironique sans pour autant être idiote. Il serait sérieux si elle l'était, et laisserait tomber l'idée si elle ne lui plaisait pas.

- P'tite soeur, me laisseras-tu l'honneur de jouter pour toi, et de porter tes couleurs ?

A sa hauteur et tout près d'elle, d'une voix hésitante, le cadet osa admirer le regard de l'ainée, dans l'attente d'une réaction de celle-ci. Un baiser, une embrassade ou une étreinte, le jeune frère espérait juste la faire succomber; tout comme elle, l'avait charmé à Périgueux. Depuis la nuit du symbole sombre gravé à l'encre dans la chair de Maximilian, impossible de passer la nuit l'un sans l'autre. Une sorte d'expression de garçonnet se muant en sourire léger et troublé accompagnait le jeune homme.

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 18:45

LLyr a écrit:
L'oriflamme flotte au vent devant la tente
A l'interieur s'active une equipe réduite dédiées aux Joutes.
Le propriétaire des effets ne loge pas là mais à montpellier invités par un couple d'amis, il ne sert de la tente et des installations que la journée pour s'equiper et se reposer entre deux tours de Lice.

Premier tour de Passé
Esclandre entendue
Repos mérité
L'amure pese son poids surtout vetu.

Déguster un verre de vendages tardives en revassant
En tenu simple, velours et soie, sans extravagance
Profitez du moment present, se prelassant
Laisser courir, les idées du moment
Drizzt Do'Urden a écrit:
[Tente de Privas]

Zak se sentait dans son élément. La tente, l'agitation à l'extérieur, ses armes sur la table...Il avait l'impression de se retrouver à nouveau sur un champ de bataille, mais cette fois sans un ennemi en face voulant sa mort.

Il posa son regard sur sa femme qui attendait à l'entrée de sa tente. Les quelques mots qu'elle lui chuchota lui réconforta et il était prêt à affronter n'importe quel adversaire.

L'écuyer qui l'aidait à mettre son armure tournait autour de lui à toute vitesse et à force de rester debout, Zak commençait à voir trouble. Une belle choppe trônait sur la table à côté de ses armes et il tenta tan bien que mal de l'attraper. Peine perdu, son bras frôlait à peine la table. Il appela à l'aide sa femme:


Russo! Tu peux m'apporter cette choppe. Tu auras droit à un massage en plus.

Il sourit à sa femme en sachant qu'il allait devoir rajouter un massage de plus sur la longue liste.
kirah a écrit:
[Une tente... que dis je... un moulin normand]

D'un pas martial meme si boitillant qui avait surpris sa suite, Kirah était descendue de sa monture et entrée dans sa tente...
Elle ne digérait toujours pas cette discrimination dont elle avait fait l'objet et il eut été étonnant qu'elle y arrive d'un seul tenant. Depuis son retour à la vie et surtout sa retraite limousine, elle était continuellement enervée, cette dernière rodomontade n'avait donc que contribué à faire percer l'outre de son mécontentement.
Serrant le poing, elle retint un juron de douleur cette fois... Ouvrant la main, elle découvrit une fibule, semblable et différente à la fois de celle recue il y a un temps déjà... La sortie du Lavardin...


Que... ?

Voyons voir... Llyr ! C'était lui qui la première fois lui avait confié pareille fibule. Fibule qui se trouvait d'ailleurs dans les fontes de fortunes qu'elle venait de se reconstituer. Celle-ci était quelque peu différente, d'argent, la rose bien marquée... Intriguée mais trop nerveuse que pour y réfléchir et meme se rappeler comment elle était arrivée là, elle la déposa sur une petite table non loin.
Elle allait mander un ecuyer pour la sortir momentanément des éléments les plus emcombrants de son armure quand un courant d'air lui chatouilla la joue. Tournant vivement la tete, elle regarda le nouveau venu, et un autre grognement suivi


Toi !

Ohhh elle ne lui avait toujours pas pardonné ce qu'il avait fait à Limoges ... ca non ! là ca prendrait bien plus de temps que le léger camouflet de ce jour. Son précieux ! Il avait osé toucher à son précieux !

- Il faudrait que tu sois plus précise quand tu défies un homme en duel : il a pris ceci pour une galante invitation !
- Je te tiens compagnie en attendant qu'il vienne honorer l'invitation ?

- Eh bien c'est qu'il est aussi obtu que manièré alors ! Qu'a-t-il donc à s'inscrire à joute mixte si c'est pour refuser le premier obstacle ? Sa dame joutant, elle n'aurait pas hésité elle. Quant à toi....


D'un geste maladroit, elle se pencha pour récupérer la fibule qui était tombée tandis qu'il s'asseyait benoitement à l'encontre de la table où celle-ci était posée

Je ne vois là ni bain, ni table de massage, meme pas de large litière... que fais-tu donc là ? Tu as trouvé matière à te faire pardonner ? Permets moi d'avoir des doutes !

Pas le temps d'en dire plus qu'un autre déjà pénétrait dans la tente

- Désolé, mes Galants Amis... Je vous dérange certainement, mais j'aimerai qu'on partage un verre. Nous avons tous trois gagné... Cela se fête, non ?
- Avec quoi ? l'fout-bat que tu me dois encore de Meymac, Aubigny ? Je te rappelle mes réserves, c'est vous qui leur avez fait un sort en arrivant à Limoges !

Pire qu'un moulin au beau temps cette tente... ils allaient la rendre chèvre... voir ane, voir mule, voir.... Limoges n'était pas digéré, vraiment pas... et maintenant.... Manquerait plus que... oui... et ca serait la totale.
althiof a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Il était sorti pour se rendre sur la lice mais aussi pour jauger des nobles présents à ces joutes. Il n'avait plus grand chose à prouver désormais. il était un jouteur reconnu même s'il lui manquait encore une grande victoire. Son premier adversaire, il le connaissait un peu : Chlodwig_von_frayner, un Azayes, le fils d'Enorig qu'il ne connaissait que de réputation. En revanche il n'avait aucune idée de ses talents de jouteurs.

On allait bientôt l'appeler. Il devait se préparer et Kory aussi juste après. Il rentra à sa tente et cheercha son amie qui avait accepté de lui servir d'ecuyère. Mais elle était partie, dieu seul savait où.


Pwow tu parles d'une écuyère jamais là quand on a besoin ! Surement en train d'espionner les nobles à la recherche d'une proie... euh d'un mari.

Il sortit de la tente et dit bien fort d'un air solennel :

Oyez Oyez !

On demande une ecuyère chez les Cournon ! Dame Beths est priée de se bouger les fesses ! Je répère Dame Beths est priée de se bouger les fesses !


Il ne put s'empêcher de rire.
antoine* a écrit:
Campement Guyennois

Lors de leur arrivée en ville, antoine avait quitté ses compagnons de route afin de voir s’il lui était possible de rencontrer son frère d’arme, le Héraut du Languedoc. Celui la même qui avait eu raison de lui lors de leur joute en Orléanais. Personne ne pu le renseigner et antoine s’en retourna donc tout penaud au campement.
Il arriva devant un des membres de leur escorte.


Soi d’entorna. Dis à la Duquessa que je vais me préparer pour les lices. Mais avant je dois m’enquérir de la personne que je vais avoir l’honneur d’affronter.

Sans même attendre de réponse, antoine se dirige vers la sortie du camp d’un pas décidé.

Il revient quelques minutes plus tard et se présente devant sa tente qui a été dressée depuis.
Se tournant vers son Ecuyer.


Il est temps à présent de s’équiper. Le Très Haut a voulu que je joute contre une personne que je ne jamais affrontée à ce jour. Un homme de valeur, par Aristote, je te le dis.
Que Saint Arnvald et Saint Louis soient avec moi. Je crois bien que je vais en avoir besoin.


antoine cherchait du regard tout autour de lui, scrutant les moindres recoins de la tente, à la recherche d’un objet qui lui était cher.

Mais où donc est le ruban de mon épouse ? Je ne le vois pas. Hors de question que je me présent à la lice sans l’avoir noué à mon bras.

Son écuyer lui fit remarquer qu’il devait déjà l’avoir sur lui.

Mais oui, suis-je bête. Je l’ai dans le revers de mon gilet. Tiens prends le. Tu le nouera ensuite, une fois que je serais prêt.
russocarine a écrit:
[Tente de Privas]

Russo ne se lassait pas du spectacle des allées et venues, cherchant des yeux à identifier l'adversaire de son mari parmi les jouteurs qui passaient.

Russo! Tu peux m'apporter cette choppe. Tu auras droit à un massage en plus.

Tout... Russo frait persque tout pour un massage et Zak le sait :wink: En souriant, elle retourne vers son mari, attrape la chope, la goutte avant de la lui tendre.

Allez Baron!! J eveux voir cette première joute.

Et Russo se dirige vers la lice tandis que Zak, accompagné de l'écuyer, va chercher son cheval.
kory a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Son époux était de retour, il cherchait son écuyer, elle n'avait pas d'écuyer pour le moment, ce n'était pas les idées qui manquaient, elle avait voulu demander à son grand ami Ptitoliv, mais il avait du se rendre chez les moines, involontairement. Tant pis, elle se débrouillerait seule, elle s'en fichait pas mal. Elle n'avait qu'une envie, en finir très rapidement. Elle ne la sentait pas, et quand elle ne sentait pas quelque chose, elle voulait s'en débarrasser.

Son époux sortit de la tente en hurlant, il cherchait Beths. Korydwen se sentait de moins en moins bien, elle avait légèrement chaud. Elle enfila son armure, en mettant beaucoup de temps. Ce n'était pas facile seule.

Dans un bruit sourd de ferraille, elle sortit de la tente, passa devant son époux, le regarda en souriant.


Je...Je vais près de la lice...Suis pas très bien, ça me changera les idées.

Elle lui envoya un baiser, un dernier sourire et elle partit en direction de la lice, attrapant au passage les rênes de son cheval, sa lance et son écus. Elle n'avait pas envie de voir un de leurs serviteurs traîner derrière elle, avec lance et tout le bazar...

Elle avança doucement vers la lice...Voir si ses soupçons se confirmaient ou non.
Thétys a écrit:
    Campement Périgordin - Tente Comtale


Et voila qu'il avait réussi à la traîner jusqu'en Languedoc pour assister à de nouvelles Joutes, elle avait bien sûr accepté uniquement pour rester un peu plus à ses côtés. Elle s'avouait tout de même à elle même qu'elle aurait eu du mal à se passer de lui même trois jours, à cet instant.

Alors qu'il se change, la demoiselle l'écoute, assise non loin. Elle se changera par la suite, peu importe pour le moment elle était presque admirative, là, à le regarder. Un peu ailleurs, ou plutôt totalement concentré sur lui et non pas sur ce qu'il dit, elle est tirée de ses rêveries par une phrase qui résonne plusieurs fois dans sa tête.


-Je vais aller visiter les lieux, retrouver quelques connaissances peut être.

Petite pointe de jalousies. Quelques connaissances, ça signifiait hommes et femmes confondues, moue boudeuse qui commence à se dessiner. Voila alors qu'elle fera plus attention à ce qu'il dit suite à ça, et elle eut bien raison.

-De notre relation incestueuse. L'on ne peut pas faire éclater la vérité au grand jour. Pourtant, je veux rester avec toi. L'on ne peut pas non plus se marier. L'on ne peut pas avoir d'enfant, il naitrait infâme.

Doute qui germe lors de ses paroles. Doute qui n'est plus, quelques secondes après réflexion... Tout cela, elle en était bel et bien consciente, la jeune femme n'était pas niaise et savait que ça n'allait pas être facile. Et tout comme lui, elle ne comptait pas l'abandonner. Alors elle sourit... Fin sourire, presque triste. Triste de devoir se cacher, cette obligation d'être discrets car ce n'était pas correct... Mais elle ferait avec.
Ouvre la bouche pour répondre mais est prise de court...


-Quoique, un enfant incestueux, nul ne pourrait nier la légitimité de son sang.

Et il sourit. Elle, elle est bouche bée. Pas la première fois qu'elle se retrouve comme ça face à lui. Sourit à son tour, hausse les épaules comme pour signifier un "On verra".

- Tu ne te débarrasseras pas de moi de la sorte. Même si je suis ta soeur, et qu'officiellement je ne suis que cela, je suis officieusement celle qui t'aime le plus au monde. Ne l'oublie pas.

Il se rapproche, la regarde et attend. Toujours à attendre... Faire un pas, mais laisser le choix de la suite. C'est elle l'aînée, c'est à elle de prendre soin de lui, et de décider. Alors elle fait.
Lève la tête, passe sa main dans les cheveux de son frère, comme lui même le fait si bien, pour finir par la laisser glisser jusque sur sa nuque. En profite alors pour l'attirer un peu plus près d'elle, tout juste de façon à déposer un tendre baiser sur ses lèvres.

-Pour le fait que tu portes mes couleurs ... tu sais tres bien que c'est avec plaisir que j'accepte, j'en serais tres fière. C'est ... un peu tes couleurs, de toute façon. Allez file, je viendrais te regarder, mais je dois me changer. Hors de question que je me présente ici aussi habillée de la sorte. Il faut faire honneur aux Louvelle, et à Magnac.

Mine de rien, elle est toujours plantée devant lui, sourire aux levres, comme si elle quemandait un autre baiser, chose que lui seul pouvait lui offrir en cet instant. Mine angélique, regard innocent.

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 18:46

Morkar a écrit:
[Campement de Kirah du Breuil]

- Avec quoi ? l'fout-bat que tu me dois encore de Meymac, Aubigny ? Je te rappelle mes réserves, c'est vous qui leur avez fait un sort en arrivant à Limoges !
- Dire que tu nous déranges n'est rien, Estienne ...


Vinkolat tinta...

... car comme tu le vois, nos tenues sont pour le moins explicitement celles des amants qu'on dérange, n'est-ce pas ?

Gisors s'appracha de son vassal pour lui souffler bas
Buvons, oui, et prestement : peut-être notre bouillante amie trouvera-t-elle en cruchon trop rapidement vide sujet à passer sa colère plutôt que de chercher à estourbir un comte ?
- Evitons, certes oui, de provoquer un incident diplomatique. Déjà qu'en Limousin, nous avons laissé des souvenirs... tenaces...


Vinkolat se dirige et saisit Kirah doucement.
- Vous sentez vous, chevalier Kirah, Pair de France, dame d'Estouteville, Falaise, Neaufles et autres endroits encore que la tête que vous me faîtes si bien tourner refuse de rechercher au risque de déranger le moindre souvenir de vous ...

Morkar se gratta la barbe... Vinkolat se tut, à bout de souffle...
- Je disais donc, vous sentez vous, duchesse, d'humeur à ...

Une pause toute rhétorique...
... relever le gant et le moque que nous propose Estienne ? Moi oui !

Il tomba à genoux, comme suppliant, se releva, sautillait dans la pièce en tintant de son armure...
- Un mot, envoutante duchesse, et vous rendez deux hommes heureux d'un coup d'un seul !!!

Morkar se massa la tempe, souriant. Il n'avais pas payé pour ce spectacle, certes gratuit, de son Lige draguant à grands renforts dramatiques sa Suzeraine. Et il était vrai qu'il se devait de rendre compte de ses dettes, qu'elles fussent pécuniaires, territoriales ou éthyliques...

- Ma tempétueuse Suzeraine, j'ai dans mes bagages non point du calva, qu'on garde pour faire mine de montrer à nos amis d'en dehors de la Normandie qu'on a le plus savant des alcools, mais quelques bouteilles que j'ai intelligemment pillé chez un caviste en descendant vers Montpellier, contre un salaire mérité. Le vin est rude, comme la région. Sec, ensoleillé et furieusement vindicatif... Je ne vais pas vous le conseiller, mais je vais vous l'imposer.

Aussi donc, buvons à nos victoires à la mode languedocienne. Il est de tout et de rien, ce vin tiré humblement, de la fermentation du raisin et du travail d'un vigneron passionné. Ahhhhhhhh... Souvenirs furieux d'un voyage dans le sud, à une époque de grand bonheur au service d'une belle cause. Nous y voilà ! Amis Pairs, c'est l'heure, devant ce caviste aviné, nous négocions la bouteille, salutaire, qui permettra d'honorer le souvenir de cette victoire. Et là, qu'on la finisse, point de reste ! Le bouchon est mauvais, le vin est subtil. Il s'évente peut-être déjà. Mais pour le moment, il exhale des senteurs diverses, profondes et complexes. Devons nous le boire ? Devons nous saccager cette œuvre pour un simple plaisir du palais ? Foutredieu que oui ! C'est son usage, sa pratique, sa généalogie. Il nous vient de la vigne, et s'en ira dans nos gosiers. Belle et charmante vie d'être bu par des amis !

Point de refus, j'en prendrais fort ombrage. En choeur, levez vous, je vous amène le Sauveur !
Enguerran a écrit:
Campement guyennois


Enguerran pénétra dans le campement de Guyenne, et fit ses salutations à ses compagnons. Il apprit que certains avaient fait le voyage ensemble, et s'être joint à eux lui aurait probablement évité ses déboires de route.

Il leur fit part de sa joie de les voir réunis, et leur adressa chaleureusement ses félicitations pour ceux qui avaient remporté une victoire dans la lice. Il remercia Dame Jades qui avait encouragé tous les guyennois de sa place dans les tribunes, et souhaita vaillance et bonne fortune à Dame Izarra qui restait la seule guyennoise dans le tournoi.

Son bras le relança, et on put entrevoir une légère grimaçe quand il resserra sur sa blessure son linge tacheté de sang. Ne s'y attardant pas, il s'adressa à nouveau à ses compagnons et proposa de boire un verre en l'honneur de la Guyenne et de ses jouteurs.
kirah a écrit:
[Moulin à vent du Breuil]

Lever les yeux au ciel devant les répliques des deux hommes... préparer un retour cinglant puis..... choisir arme qu'ils ne connaissent pas : le silence.
Colère rentree, humeur toujours à ce qu'il s'est passé à Limoges.... gaspillage outrecuidant... Et finalement quitter la tente. Puisqu'ils sont dans la sienne... les leurs sont vides, voilà couchages utiles.
kory a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Elle n'avait pas vue son époux, sa joute terminée, elle n'avait pas cherché à le trouver non plus. Tellement énervée contre elle même, contre son manque de concentration et sa manière de baisser les bras trop facilement. Elle marchait doucement en direction de sa tente, elle le retrouverait certainement là-bas.

Elle laissa son cheval aux bons soins d'un de leur serviteur. Elle lui flatta l'encolure une dernière fois. Jamais elle ne s'était énervée contre sa monture, toujours à galoper si vite, jamais déçue de son Utopic. Par contre, elle se décevait toute seule.

Elle posa son écu par terre, ou plutôt le laissa tomber, son heaume il était quelque part près de la lice. Elle l'avait jeté...Elle vit Beths s'occuper des affaires de son époux, il devait être là...

Elle l'avait vue jouter, il s'en était bien sorti. Elle souleva un pan de tissu à l'entrer de leur tente, passa juste sa tête, elle le trouva, il devait l'attendre, il était assit.

La tristesse se mêlait à la colère sur son visage, ça ne devait pas être très beau à voir. Elle se glissa à l'intérieur dans un bruit de métal grinçant. Elle commença à retirer son armure, le haut puis le bas, sans rien dire.

Il devait bien le voir qu'elle était déçue. Elle jetait ses bouts d'armure par terre. Ceux qui passaient à proximité de leur tente, devaient certainement penser qu'il s'agissait d'une scène de ménage entre la Baronne et le Baron. Mais Korydwen s'en fichait. Elle n'en avait rien à faire de ce qu'ils pouvaient penser dehors.

Simplement vêtue d'un chemisier léger et de braies légère elles aussi. Elle se laissa tomber sur la paillasse. Elle ne décrocha toujours aucun mot. Elle glissa son visage entre ses mains et laissa échapper quelques larmes de colère.

Elle resta comme ça un moment sans rien dire. Puis elle releva son visage, s'essuya les yeux d'un revers de la main et regarda son époux.


J'ai perdu...Je...Je sais plus jouter...Depuis ma blessure...Je passe plus le premier tour...
althiof a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Il la vit arriver folle de rage. Elle commença à jetter des morceaux de son armure ça et là. Il en évita un de justesse et la laissa faire sans rien dire. Elle avait besoin de se calmer toute seul d'abord.

Elle se jetta sur la paillasse et versa quelques larmes et sanglots. Ce n'était que des joutes mais il savait que cela la touchait. Elle était si fière et perdre comme ça dès le premier tour commençait à l'user nerveusement.

Il s'approcha et s'assit sur la paillasse et la prit dans ses bras.


Allons mon ange, ça va aller. Ce n'est pas grave il y en aura d'autres.

Tu es très forte, tu as une excellente technique et s'il ne manque juste que tu en sois convaincue on pourra s'entraîner toute la semaine prochaine dans un champ près du village. On pourra même perfectionner ta technique si tu veux.


Il la regarda en lui souriant et posa un baiser sur ses lèvres mouillées.

Te mets pas dans des états pareils ça vaut pas le coup.
LeGueux a écrit:
[Devant le moulin à vent (et du vent il y en a) du Breuil]

Comme promis à la servante... Mhhh si la vicomtesse savait qu'il la nommait en pensée comme ça... Bon... La gouvernante de la petite sœur de la "Fleur d'Oc", il se présenta, une fois la dernière joute terminée, et le temps de descendre du Peyrou, à la tente marquée aux couleurs de la Grande Ecuyère de France.

Il s'y fit annoncer par un sbire trouvé à s'occuper tout à coté de la monture de la duchesse, n'entrant pas derechef, il eut été inconvenant de surprendre la maitresse des lieux.
kory a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Elle était trop fière, et n'aimait pas perdre...Enfin surtout en se montrant aussi nulle. Elle n'hésitait pas à le pensée, elle n'était pas du tout tendre avec elle. Elle s'efforçait de toujours montrer le meilleur d'elle-même et quand elle n'y arrivait pas...Elle s'énervait toute seule...

Des bruits de pas, un doux époux qui s'approche d'elle et l'enlace doucement. Elle se laisse tomber dans ses bras, l'écoute laissant quelques larmes coulées le long de ses joues.

Il était le seul à pouvoir la calmer. Elle savait que ce n'était que des joutes et qu'il n'y avait pas mort d'homme à perdre. Perdre, elle l'avait beaucoup fait, même une fois en finale. Ce n'était pas le fait de perdre qui l'énervait, mais plutôt le fait de ne plus être aussi douée qu'avant...Qu'avant sa blessure à l'épaule, depuis sa chute, elle manquait cruellement de confiance en elle. Le moindre bruit d'armure, choc en lice, lui faisait perdre le peu de concentration qu'elle avait.

Elle doutait d'elle et de ses capacités, pourtant son époux ne manquait pas de lui dire et redire, qu'elle était douée. Elle se persuadait toute seule qu'elle ne l'était pas...

Il était temps qu'elle arrête de penser à son ancienne chute et qu'elle regarde devant elle, qu'elle reprenne confiance en elle...

Un doux baiser sur ses lèvres, elle le regarde avec tendresse, laisse sa main glisser le long de sa joue, se blottit d'avantage contre lui, pose sa tête contre son épaule, laisse encore quelques larmes coulées qui lui mouillent certainement sa chemise. Elle finit par lui répondre doucement.


Je sais mon ange...Mais tu me connais moi et mon sale caractère...Je n'aime pas perdre et encore moins comme ça...Je n'aime pas, ne pas être forte, je n'aime pas montrer mes faiblesses...

Elle ferma les yeux un instant, l'énervement l'emportant sur le calme en fin de phrase. Elle souffla doucement dans les bras de son époux et trembla légèrement.

Tu crois qu'en m'entrainant dans un champ avec toi, ça réussira à me convaincre ?

Elle montrait encore une fois qu'elle doutait d'elle. Elle tâcha de se rattraper, elle releva la tête et le regarda en souriant, ses larmes ne coulaient plus.

Je te montrerai tout ce que je sais faire et tu m'aideras à jouter encore mieux.

Elle l'embrassa tendrement espérant que personne ne viendrait les déranger.
Perturabo a écrit:
    Campement Périgordin - Tente Comtale


- Non, j'veux pas.

De Louvelle adossé contre le rebord de la couche comtale, les bras croisés et l'expression boudeuse. Revenu de la lice où il s'était incliné face à son vassal d'Hautefort, le Perturabo avait fait chemin de retour empli de fatigue. Détournée en bouderie enfantine sur une simple broutille réfléchie, le Comte eut un bref mouvement de fuite en avant, son pied s'élançant contre un caillou anodin qui gisait là, à terre. Un gamin qui refusait de se faire une raison.

- Non, j'veux pas !

Fermement cloitré dans sa position, sa réponse catégorique tranchait et mettait un terme aux demandes de Thétys. Le regard de jais du Comte rappelait le premier soir d'inceste, à Périgueux. Une même scène qui avait débuté par les mêmes paroles, dites par le jeune Louvelle.

- Et puis ... Tu sais que j't'aime. Tu sais aussi que je t'avais demandé de porter tes couleurs, pour vaincre. Pour toi.- Grimace dédaigneuse - J'ai échoué !

Resserrant ses deux bras et détournant le regard de là où se hissait son ainée, le Comte ne voulait bouger pas même un pouce. D'une grande part, parce qu'il boudait et qu'il avait perdu. Deuxièmement, parce tout prétexte pour embêter la Magnac était bon à prendre.
Sa fatigue et les coups subis avaient laissés place à un comportement reclus, sceptique et empli d'une méchanceté enfantine. Deux trois serviteurs voguaient là dans la tente du feudataire, nettoyant et ménageant la 'pièce' pour qu'il puisse passer une soirée paisible, sans trouble de vivre dans la crasse et la saleté.

Maximilian se comportait rarement de la sorte, excepté lorsqu'il avait une idée derrière la tête. Là, il n'en avait pas. Il risqua un bref coup d'œil pour jauger une éventuelle réaction de sa parente de sang, sise non loin de la couche. Les bras toujours croisés.
althiof a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Il sourit. Elle reprenait du pil de la bête. Il aurait aimé que ce soit toujours ainsi mais quelque chose la bloquait chaque fois qu'elle se trouvait sur une joute. Il fallait remédier à cela pour qu'enfin elle retrouve le chemin de la victoire.

D'accord mon ange tu me montreras tout ça. Je n'ai pas grand chose à t'apprendre je pense, juste quelques conseils et tu redeviendras redoutable.

On a une semaine avant le mariage d'Az et Sibella donc bien assez de temps. Il faut juste travailler ta concentration. Je trouverai quelques exercices pour ça. Et tout ira bien mieux !
kory a écrit:
[Tente des Cournon d'Auvergne]

Blotti dans ses bras, elle l'écoutait. Il était si attentionnée, toujours là pour elle. Elle avait une chance énorme de l'avoir croisé lors d'un match de soule.

Elle déposa un doux baiser sur ses lèvres, elle ne dit rien, il était temps de se reposer un peu, de penser à lui. Il était encore en lice, il joutait pour le second tour.

Elle se laissa tomber sur la paillasse, plus calme et ferma les yeux. Elle savait qu'elle pourrait compter sur lui pour s'améliorer, elle n'en doutait pas.

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 18:48

GeoKeR a écrit:
Tente de Bernis

Je te sens bien silencieux... lance GeoKeR à Alceste alors que ce dernier l'aide à enlever son armure.

J'suis juste inquiet pour tout ça. En privé, le rapport entre le maitre et son valet était peu formel et amical

Il ne faut pas. Regarde le geste de Djahen. Regarde l'attitude du fils de Rekkared à Orléans. Plus ou moins explicitement certains sont d'accords avec moi.
J'attendrai un peu que la colère retombe expliquerai à la duchesse mon geste. Si après cela elle croit toujours à une insulte, je combattrai son champion. Aaaah... enfin !


Dernière pièce d'armure enlevée, plus grande liberté dans les gestes.

Il va falloir penser à déménager du campement.. Nous ne serons pas restés très longtemps Smile Enfin d'abord j'ai du courrier à écrire.
Morkar a écrit:
[Devant le moulin à vent (et du vent il y en a) du Breuil]

Elle s'était envolée comme une hirondelle, partant brutalement mais délicatement, vers d'autres lieux. Morkar regarda son Lige, qui avait, tout comme Estienne, assisté impuissant à la fuite de Kirah.

- Si cela avait été l'un de nous deux qui avait esquivé de la sorte, je pense qu'on aurait eu droit à quelques coup de bois de senteur derrière la nuque sur cette attitude... fuyeuse...

Qu'importe donc, Gisors, quitte à boire, faisons le à deux. Qui va à la-bas perd son calva !


Morkar se dirigea d'un pas tranquille vers l'extérieur de la tente, afin d'aller chercher vers son campement le vin promis, et voilà qu'en soulevant le pan de la tente, il tomba nez à nez avec LeGueux. Il fit un pas en arrière, et le salua d'un geste de la tête.

- Coms... Tu désires quelques choses ?
LeGueux a écrit:
La toile se soulève et c'est Morkar et non Kirah qui apparait. Celui-ci recule et le salue.

- Coms... Tu désires quelques choses ?

Une envie de répondre "rejoindre mon épouse au plus tôt", mais il a un message à délivrer à la duchesse...

Adieu duc ! Dit il en entrant, prenant le mouvement de tête pour une invitation. Il aperçoit alors Vinkolat et enchaine Adissiatz messer Grand Probost... Je viens porter message à Donà Kirah...
De la part de la vicomtesse de Calvisson, celle dont Bernis défendait les couleurs aujourd'hui.
Morkar a écrit:
- Donà Kirah a s'envolat...

Enfin je crois...

Elle vient de quitter la tente, il y a quelques minutes, elle ne dois pas être loin. Nous étions en train d'essayer de... hum... la raisonner...En outre, nous nous proposions de boire en l'honneur de nos victoire du jour. Etant toi même arbitre, je t'invite à partager le vin de ton pays, si le temps et le cœur t'en dis.
Thétys a écrit:
    Campement Périgordin - Tente Comtale


Ce jour, la demoiselle de Louvelle avait troqué sa tenue de cavalière contre une robe, pour dire vrai, au milieu de cette tente et ainsi vêtue, elle faisait plus tâche qu'autre chose. Une dame, dans un campement de jouteurs...
Son frère venait de perdre et se refusait à sortir de la tente. Caprice enfantin pour moue boudeuse, voila qu'elle est assise non loin et le regarde, l'écoute, pendant qu'il fait sa scène.


- Non, j'veux pas !

Elle le laisse parler. Elle le laisse bouder. Elle le laisse criser. En réalité, elle se retient. Elle se retient de lui crier dessus, se retient de le tirer par le bras et de le faire se lever, se retient de lui en coller une pour qu'il se reprenne... La de Louvelle se retient surtout de rire devant cette scène qui se voudrait hilarante.
Alors, elle le laisse faire, et profite du spectacle tout en souriant.


- Non, j'veux pas !

Et comme un enfant, le Comte du Perigord-Angoumois se répète, avant de s'expliquer. Comme elle le pensait, il est vexé. Vexé d'avoir raté alors qu'il défendait les couleurs de Magnac-Laval... Elle le laisse finir avant de se lever. S'adressant aux serviteurs, la jeune fille les congédia rapidement avant de se lever.
Une fois seuls, la jeune femme, souriant, se leva et vint relever son frère en le tirant par le bras.


-Arrête de faire l'enfant Maximilien. Allez, j'ai bien compris que tu ne bougerais pas de ta tente ce soir. Tant pis, alors, qu'est ce qu'on pourrait bien faire...

Moue innocente, mine angélique, voila que la jeune de Louvelle regarde en l'air en faisant semblant de s'interroger. Elle descend son regard pour le fixer dans celui de son frère, elle lui sourit avant de l'embrasser.

Une si belle robe ... Dommageable qu'elle ne l'ait gardé que si peu de temps. Pour une fois qu'elle avait troqué sa tenue de cavalière, le seul à en avoir profité fut son frère...
LeGueux a écrit:
[Dans le moulin à vent du Breuil]

LeGueux fit la moue, la duchesse envolée... Mais une invitation difficilement refusable...

Oc per lo vin, amb gaug ! Mas del alentorn de Sanch Inian o-ben del Menerbés ! Vesètz, es un vertadièr delièch...

Hésitant un instant, il continua en oil.

Au cas où elle ne revienne pas, je peux tout de même vous laisser le message ?
Morkar a écrit:
[Dans le moulin à vent du Breuil]

- Oc, podedís... Sèm de escolans, Coms, volèm aprene ! Engegatz e bevèm !

Un coup d'oeil vers Vinkolat montra que le Viking demi-sang Normand ne parlait pas la langue du sud... Enfin, pas ce genre de langue... Aussi, dans un sourire, Morkar poursuivit en Oïl.

- Aussi donc, Coms, je te laisse nous montrer les virtuoses de vos vins. Pour notre part, nous sommes friands d'apprendre. Et pour le message, je crois que nous serons toujours apte le répéter à Kirah d'Estouteville. Souhaites tu qu'on l'écrive ?
Theognis a écrit:
Retour sur terre pour le jeune marié....Retour plutôt brutal. Son cheval s'était dérobé sous lui au troisième assaut. Théo s'en frottait encore le postérieur en grimaçant. La terre du Languedoc était bien dure!
La mine déconfite, il rentrait à son pavillon sans regarder personne. Tout de façon, il ne connaissait personne. Les accents chantés des languedociens le désarçonnaient mieux encore qu'une de ces joutes. Et il souffrait mal la vantardise, sauf la sienne, bien entendu.
Il songeait déjà au trajet du retour, préoccupée de son épouse, et des affaires de la Basilique. Enfin, tout pour se changer les idées de cette lamentable défaite. Lorsqu'il aperçut, claquant au vent, des oriflammes qui l'intriguèrent.


    Campement Périgordin - Tente Comtale


Ne serait-ce pas là le campement de cette vieille canaille de Perturabo?

Se demanda-t-il en souriant. Il eut l'envie soudaine de passer le saluer. Il était si rare que Procureur et accusé restent en bons termes après un procès....Certes, il n'avait pas une immense amitié pour la famille Louvelle. Mais de l'eau avait coulé sous les ponts depuis. Il sourit en pensant qu'ils parleraient maintenant d'égal à égal.
Il se posta devant la tente, et se chargea lui-même d'annoncer sa venue.


Faites savoir que le Franc-Comte désirerait s'entrenir avec Sa Grâce le Comte du Périgord et d'Angoumois!
Jub a écrit:
[perdu au milieu des campements]


Jub était surpris de voir autant de campements et de drapeaux portant fièrement les couleurs des jouteurs. Il aurait dû en faire autant à postériori. Mais bon, ce n'était pas maintenant qu'il allait monter son campement, ni même une simple tente. Il s'était installé à l'auberge, au dessus d'une taverne, il n'allait pas déménager maintenant.

Jub déambulait donc entre les campements à la recherche de celui de messer Vinkolat. Il lui avait promis de partager quelques breuvages... et une telle invitation ne se refuse point.


- Pardon mon brave, pourrais-gnu m'indiquer la tente de messer Vinkognat ?, demanda le curé à un écuyer qui tenait un magnifique destrier par la bride.
bradbury a écrit:


Brad était retournée dans sa tente afin de se changer pour assister aux autres joutes.
Cependant elle avait beaucoup de courriers à envoyer, ce qui l’avait éloignée des tribunes, mais elle espérait bien, sinon voir le dernier carré, au moins la finale.

Après avoir terminée, elle se dirigea vers les tribunes.
Elle n’avait pas encore eu l’occasion de rencontrer certains de ces amis. Peut-être irai t’elle voir Kirah également.
LeGueux a écrit:
[Dans le moulin à vent du Breuil]

Il regarda sa main vérifiant qu'il avait bien sa chevalière, qui n'avait aucune raison de ne point y être, et acquiesça.

Oc ! Auriez vous vélin plume, encre et cire, rouge de préférence, que je puisse proser pour Donà Kirah ? Et un laquais de confiance pour nous approvisionner...

Le matériel d'écriture fut fourni, et le laquais fut mandé. Il lui dit :

Apuèi lo castellas, la primièra carriera a l'esquèr...

Voyant la paire de billes rondes qui avait remplacé le regard du laquais normand, il s'interrompit et reprit :

Après le château comtal, la première rue à main gauche... Pris d'un doute, il montre au laquais quelle est sa main gauche. Celle là... Puis de suite à main droite (l'autre main). Cela donne sur lo plò de la Canorga... Euh la place de la Canourgue... c'est à cinq minutes... Au coin il y a un marchand de vinasses, demande lui les cuvées de rouge préférées d'Alanha... Ah et un muscat de Barroubio tant qu'à y être...

Il lui confia sa chevalière.Montrez là lui, il mettra sur mon compte, et vous me la ramenez, j'en ai besoin...

Le laquais parti, il se mis en devoir de rédiger un petit mot à la duchesse. Il en profita pour en rédiger un second à la vicomtessa. Entre temps le laquais revint, et lui rendit la bague au scel. Tandis qu'il faisait couler la cire sur le vélin, il dit à la cantonade :

A priori, le minervois est plus lourd et rugueux que le Saint Chinian, plus léger à mon gout... Encore que ça dépend. quand au muscat de St Jean - Le Barroubio, son gout sucré et doux cache une force d'ivresse insoupçonnée...

Il appliqua le scel sur la cire fermant ainsi les rouleaux. Il tendit un à Morkar.
Je te saurais gré de remettre ceci au Grand Ecuyer de France, duc. Sanch Inian per ieu, te prègui.

Citation :
De Lengadoc,

A vous, Dame Kirah, Pair de France, Grand Ecuyer de France, Duchesse d'Estouteville, Baronne de Falaise, Dame de Neaufles, Chevalier et Capitaine de l'Ordre Royal des Dames Blanches à l'Ecu Vert, Chevalier de Bougival Commandeur de l'Ordre de Saint Ouen,

Adissiatz !

Par la présente, vous faisons connaitre :

Que la vicomtessa de Calvisson, dont le champion pour ces joutes est le coms de Bernis, votre adversaire du jour, accepte le retrait de son champion.

Que la dite vicomtessa, en outre, accepte le jugement de Dieu et d'Aristote lancé en lice à son champion.

Que nous sommes à votre disposition pour mander juge neutre et organiser le dit jugement.

Qu'Aristote vous garde !

Scellé par notre main lo jorn de pascas, 28 de març 1456.
LeGueux dich Lengadoc.


Le second rouleau, qu'il fit parvenir à la vicomtesse le soir, une fois rentré était ainsi rédigé :

Citation :
De Lengadoc,

A vos, Donà Margarida de Volpilhat, vicomtessa de Cauvisson, Donà d'Hermeline, Donà de Vals lo Vicoms,

Cara Flor d'Oc,

Adissiatz !

Par la présente, vous faisons connaitre :

Que missive a été remise pour transmission à la duchesse de vos volontés.

Que nous sommes à votre disposition pour mander juge neutre et organiser le jugement de Dieu et d'Aristote entre votre champion et la duchesse.

Qu'Aristote vous préserve !

Scellé par notre main à Montpellier lo jorn de pascas, 28 de març 1456.
LeGueux dich Lengadoc.

kirah a écrit:
[HRP]Désolée j'accélère un peu le temps, une nuit a passé, et les joutes du 2e jour également pour ce qui suit pour mon perso[/HRP]

[Moulin vide... un campement de normand]

Le 2e tour venait de se terminer. Au loin, elle entendit une clameur, suivie d'une autre.... reprises par les gens d'armes sur le bout de terrain qu'occupaient les tentes des normands - eut été un fait exprès, se retrouvaient voisines finalement - et où certains attendaient le retour de leurs maitres. Ainsi donc, les deux hommes avaient du vaincre. Qui étaient leurs adversaires, elle l'ignorait cependant. Un peu moins remontée que le matin meme, du fait de sa longue rencontre face à la dame de la Louveterie surement, elle s'en enquit auprès de Mariette qui, à sa pose, proposait clairement certains arguments sonnants et trébuchants à un ecuyer que Kirah n'avait pas remarqué jusque là. Jettant un regard appréciateur à l'homme, Mariette avait bon gout cette fois, elle l'apostropha du haut de sa jument

- Oh là Mariette, laisse donc monter la pression de la casserole, il sera chaud bien assez tot ! Dis moi plutot contre qui joutaient les deux magrabiou de Gisors ?
- L'Dreux joutait l'Maure, cui qui a sout'nu l'satidien qu'vous a fait l'miche... et l'Gisors, l'Baqueville... vosse ancien espoux...
- Tiens donc... joli coup du sort que celui là ! Voilà qui a du leur donner confiance... à moins que ca ne soit le vin du Pays qui leur ai fait poussé des ailes de la nuit....
- Ah ca ! c'point l'impossib' a c't'ico ... l'brume l'ésti dans l'zouille


Eclat de rire balayant la mauvaise humeur de la duchesse, la victoire et le fait de savoir le réveil difficile pour les deux normands avait semble-t-il mis beaume à l'affront recu la veille. D'un geste, elle indiqua à Mariette de l'aider à descendre de la jument autrement que par une chute fort mal séante et lui retirer l'armure qui si par sa raideur lui permettait de rester debout, n'en était pas moins chape de plomb avec sa vingtaine de kilos supplémentaire sur sa pauvre jambe.
En simple chemise et gambison leger, braies renforcées de meme, elle se rendit sous sa propre tente.
Odeur peu rafinée l'agressa de suite.


- Mariette ? mais ce n'est pas d'alcool de rose ni de calva qu'ils ont ripaillés les bougre ! Godan, mais c'est que cette tente serait palais pour les porcs de Tintagel ! Corbleu, j'envahis celle d'a coté ! S'ils ont mis celle-ci en cet état, qu'ils y logent donc ! Penses-y juste à transferer le matelas s'il a résisté !
- Hum, j'le prends resistant l'matelas ?
- Mariette !
- Faisse donc point l'mijaurée, vous v'na jusse d'l"reveyir l'vicomte... Oh ! Qu'j'y penseu... l'message qu'l'a laissé pour vous l'juge diseur


Saisissant le message, elle se rendit boitillante sous la tente de Gisors non loin, prenant connaissance de son contenu les sourcils froncés

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 19:23

vinkolat a écrit:
[Moulin à vent et à papier du Breuil], la veille parce que c'est pas parce que j'écris lentement que je peux pas intervenir après que la meunière accelère le temps, non mais des fois ! Razz
Bien sûr, Vinkolat ne comprenait rien à la langue chantante et ensoleillée qu'utilisaient Morkar et LeGueux. Mais à dire vrai, ce seraient-ils exprimés autrement qu'il n'aurait guère plus saisi le sens de leur échange.

Kirah l'inquiétait. Il n'en avait rien laisser paraître, préférant afficher comme souvent légèreté et humour, mais voir son amie défier avec le plus grand sérieux le vicomte de Luxley le surprenait.
Régler les armes à la main un camouflet qu'on lui infligeait ne lui ressemblait pas. Une telle façon de faire était celle de cette noblesse qu'elle allait jusqu'à haïr parfois, désapprouver toujours ... lui semblait-il. Jusqu'à ce jour, il s'était imaginé qu'elle méprisait comme lui cette idée que un honneur entachée ne pouvait se laver que dans un bain de sang, qu'elle partageait plutôt l'avis que ces tâches aux contours toujours si floues disparaissaient bien plus certainement lorsqu'elles se frottaient à une répartie cinglante, aux mots bien sentis. Se trompait-il ? Ou manquait-elle seulement de mots ? En un sens, sa sortie si inhabituellement silencieuse le rassurait presque.

Presque ... La colère l'habitait, une colère comme un brasier alimenté par quelque chose en elle qu'elle refusait de dévoiler. Silencieuse et irritable, à cela était son humeur la majeure partie du temps depuis leurs retrouvailles. Oh bien sûr, Vinkolat n'ignorait pas que son amie était pourvu d'un caractère parfois irascible.
Mais son regard brillait du reflet d'un sentiment bien différent de ce trait habituel.
Un sentiment qu'il reconnaissait, pour l'avoir vu danser sous ses yeux à lui.
Un fantôme qui chez lui avait dansé dans les flammes à la nuit tombante.
Un spectre qui chez elle paraissait prendre plaisir à souffler sur chaque braise pour en faire un incendie.

Il soupira doucement, les yeux toujours perdus dans le vague. LeGueux écrivait, Morkar lui jeta un regard interrogateur, mais ne fit d'autre commentaire ... que de loucher affreusement vers les bouteilles qui n'attendaient qu'ouverture.

Cette grimace arracha un sourire au grand Normand, et ce sourire lui remonta à l'esprit que s'il connaissait le mal dont souffrait son amante, il en savait également le remède. A ce souvenir, ses yeux se firent brillants et le fantôme du parfum de menthe poivrée d'une femme disparue depuis longtemps vint lui chatouiller les narines.

- Oh oui, je le connais le remède, et il n'en ai aucun qui soit plus doux à administrer !

pensa-t-il en se frottant le nez. Sourire retrouvé, crainte apaisée de celui qui sait que le chemin à beau avoir l'air chaotique, sa destination n'en est pas moins désirable pour autant !
- Et si on passait enfin à ce qui t'amènait, Estienne ? Messire Legueux, je vous suis reonnaissant de nous venter les mérites de chacune de ces boissons, mais voyez-vous, il se fait que Saint-Thomas est de mes ancêtres ...

Le Normand s'empara d'une bouteille, au hasard, puisqu'il ne comprenait goutte à ce que l'étiquette mentionnait.

Quoi de mieux qu'un peu d'alcool dans les veines pour se donner coeur à la route, n'est-ce pas ?
Et cette nuit-là, Morkar, Legueux et Vinkolat se préparèrent à aller-retour Terre-Soleil, trois fois, au moins !


[Où vent fait semailles, Campement de Gisors]
Morkar et Vinkolat, défaits de leurs armures après leurs victoires respectives en ce deuxième tour, profitaient, devant l'imposante tente de toile de Gisors des rayons, du soleil printanier et d'une bouteille de Saint Chinian, rescapée par Aristote seul sait quel miracle de la [/i]dégustation de la nuit précédente.
Plaisanteries plus ou moins fines et joyeux commentaires allaient bon train comme on pouvait s'y attendre de la part de deux Normands ayant passé bibitive nuit et combative matinée. Ne manquait pour compléter l'aspect caricatural de ce tableau que ...

Femme. Même si un certain en doutait, pantalon de toile, robe de lin et guambison pouvait honorablemenr en contenir une. La preuve en ai que celle qui vint les rejoindre en pareil accoutrement eclipsait aux yeux et au coeur de Vinkolat toutes les autres, -Aristote sait qu'il en avait pourtant recensé grand nombre portant moins guerrière vêture !

Les deux Normands échangèrent un regard que Kirah, le nez plongé dans la lecture d'un parchemin, ne vit pas. Puis trinquèrent à Dieu sait quoi, avant que Vinkolat n'accueille en souriant son amante :

- Quel bon vent t'amène, ma tendre ?
kirah a écrit:
[Là où l'on seme... en campement normand]

- Quel bon vent t'amène, ma tendre ?

Sursaut et tete qui se redresse ! Pour peu, elle serait entrée en collision brutale avec les deux statues de fer face à elle. A dessein ou non, ce sobriquet familier a été utilisé. A dessein surement, et le rire de Mariette dans son dos qui a suivi le manège est là pour le confirmer. Tandis qu'elle vitupérait sous sa tente, les deux lurons s'étaient retrouvés face à la tente l'ayant accueillie la nuitée précédente et déjà, parlaient boisson semblerait-il.
Levant le parchemin haut devant leur nez à tous deux, elle se reprit bien vite


- Il semblerait que mon défi sur la lice soit relevé... Pas par lui, mais par la dame pour qui il joutait. Décidément, je ne comprendrai jamais rien à ces politesses et délégation. Lui joute pour elle, c'est lui que je défie, c'est elle que relève en son nom à lui...

Elle secoua la tete.... plutot perplexe, les cogitations allant bon train et les effluves peu harmonieuses s'échappant de ses deux vis à vis n'étaient pas faites pour lui donner des idées claires

- Contre qui ce fera ce duel finalement ? Contre la dame ou contre son champion ? et quelle arme donc, l'épée ? Qui que ce soit, il me faudra un témoin..et d'ajouter beaucoup plus bas en espérant que ca ne soit pas l'épée....

Elle ne se faisait guere d'illusions, à l'épée, elle perdrait à coup sur n'ayant pas retrouvé sa forme d'antan, sans parler de cette hanche qui maintenant lui faisait défaut. Elle se rendait bien compte de la folie de son geste mais depuis un moment déjà elle ne se controlait plus et n'avait meme nulle volonté de le faire. Vivre au jour le jour et ne plus se préoccuper d'autres qui jamais n'en montraient nulle reconnaissance. Sa retraite lui avait au moins appris cela, dorénavant elle serait encore plus egoiste qu'elle ne le fut jamais.

- Alors ? avant que vous ne rouliez sous la table d'abus et ripaille, qui de vous deux se dévoue ?Il ne manque qu'un nom et une plume pour répondre au Coms
Marguerite de Volpilhat a écrit:
La vicomtessa de Calvisson avait laissé au héraut de Languedoc le soin de faire savoir ce qu'il lui plairait pour l'issue du litige qui l'impliquait. Charge à lui de le faire savoir à son champion, et à son audacieuse adversaire.
Elle logeait dans du dur - non à Cauvisson, certes, c'était trop loin pour faire en son état le voyage chaque jour, et l'idée ne lui serait d'ailleurs pas venue même en d'autres circonstances. Il y avait toutefois bien assez d'auberges de qualité, à Montpellier où se tiendrait le banquet et proche de la lice, pour être à son aise. Elle y reçut le billet du Coms de Gevaudan, et hocha la tête, en signe d'approbation, avant de le montrer à son époux. Si elle n'avait engagé que ses propres couleurs, elle estimait qu'il était lui aussi concerné par ce qui se jouait. Mais aussi pour lui montrer l'adresse, et dire en souriant :


-« Voyez, mon ami : vos terres du nord aussi peuvent être occitanes, il suffit de le dire. Soi Na Margarida de Volpilhac, siàs En Loís-Rafael d'Apperault, Senhèr de Vals lo Vicoms. »

Et elle marqua bien, d'une voix détachée, les dernières syllabes. Elle avait promis qu'elle lui apprendrai l'occitan, mais ce serait assurément une tâche de longue haleine.
Morkar a écrit:
[Là où l'on seme... en campement normand]

- Alors ? avant que vous ne rouliez sous la table d'abus et ripaille, qui de vous deux se dévoue ?Il ne manque qu'un nom et une plume pour répondre au Coms
- Et bien, Suzeraine, à moins que les Lois du Galant m'oblige à m'éclipser devant le roi de ton coeur...


Regarda alors son voisin dans un sourire mi figue, mi poire, mi mirabelle, mi touraine, mi vin du cri...

- Je suis ton témoin, et j'ai là plume et encre, j'en suis sûr pas loin non plus, pour te laisser écrire ton libelle de réponse.
Perturabo a écrit:
    Campement Périgordin - Tente Comtale


Ils n'étaient que deux à profiter du confort appréciable de la tente comtale, l'ensemble des garçons de chambre et autres pages ayant été congédiés en dehors du lieu de repos du feudataire. Certes point dénué de protection, les quelques gardes du corps portant les couleurs de gueules et d'or assuraient une sécurité relative, au dehors et devant les toiles Périgordines.

De l'odieuse union qu'il entretenait avec sa sœur selon la morale, celle-ci restait dans le secret. Une autre fusion fraternelle, le Com avait gratifié son ainée d'une caresse sur la joue, avant d'être interrompu par des bruits de voix. Du dehors.


- Faites savoir que le Franc-Comte désirerait s'entretenir avec Sa Grâce le Comte du Périgord et d'Angoumois!

La voix hissée résonnait d'une certaine nostalgie estivale, point inconnue dans les souvenirs du Louvelle. Maugréant distinctement et se plaignant d'être interrompu, un 'ça vient ça vient !' résonna entre les tissus de l'habitat. Chuchotant à la Magnac de se rhabiller afin que nul ne pense à perversité malsaine entre le couple de progénitures issu du même sang, l'infâme Perturabo passa une tenue des plus sommaires.

Humant une bouffée d'air fraiche, l'expression du Périgordin changea en un instant lorsqu'il fut sorti, interrompant ses brailleries d'arrivée et autres grommèlements sitot le nez dehors.


- Oh ! Surprise adéquate, depuis quand l'ancien procureur portait-il une couronne comtale ? Impériale, en sus ! Par les filles bâtardes d'Aristote, diable ! Theognis Montereau, le procureur de talent qui m'a fait enfermer en les geôles de Dijon l'an dernier ! Mais ... Un large sourire fendit son visage, s'approchant du Bourguignon pour le saluer. ... Mais depuis quand ledit Theognis est-il Franc-Comte ? La Bourgogne a enfin annexé la terre Impériale de Franche-Comté et y a mis le brave et corruptible baron d'Arquian à sa tête ?

C'était plus qu'il n'en fallait, une pique de ce genre. Après tout, le Louvelle n'avait pu s'empêcher d'être ébahi de savoir son geôlier et son bienfaiteur Margny, tous deux complices et pourris malgré une rancoeur publique et avouée à tous. 'La politique, la politique.'
Theognis a écrit:
    Campement Périgordin - Tente Comtale



En matière de libertinage, il était ardu de tromper Théognis. Sans même voir Perturabo, le ton de sa voix, le remue-ménage sous la toile du pavillon, tout indiquait clairement que Louvelle avait trouvé à se consoler de sa défaite. Que dire alors de ses cheveux emmêlés, de sa chemise qui bouffe, de son odeur même? Il sentait la femme à des lieues.
Aussi, la complicité masculine née de cette connivence libertaire amortit considérablement le poids des mots de "bienvenue" de Perturabo. Le terme de corruptible aurait suffit dans une autre circonstance à tirer l'épée au clair. Mais quoi attendre d'un Louvelle, sinon qu'il vous rentre dans le lard en quelques mots assassins? Et Théo savait bien qu'il avait au moins en partie raison....Il saisit son bras, et l'agita avec chaleur, au son d'un éclat de rire.


Je vois que le Comte de Louvelle n'a rien perdu de sa verve outrancière! Mais tout ce que tu dis, je peux te le rendre au centuple! J'espère d'ailleurs que tu n'as pas oublié tout ce que tu me dois....Enfin, asseyons-nous et discutons un peu.
Donc tu t'étonnes de mes titres? Sache donc que j'ai épousé la Comtesse Macricri il y a peu, et elle attends un enfant de moi. Enfin un enfant légitime, me diras-tu....Mais je dois te détromper: la Grande Bourgogne n'est encore point reconstitué. Les rampants royalistes sont partout: ils espèrent, en baissant toujours plus bas la tête, monter en titre et en reconnaissance servile. On défend à corps et à cris la Champagne, on veut des victoires faciles, des récompenses gratuites.
Tout cela m'est abject, tu l'as deviné....Alors, tu imagines ma déception, quand je vois que l'ADC se range parmi les moutons bêlants contre l'Artois. Toi-même, Louvelle, tu pose ton scel pour la défense de la Champagne. C'est à n'y rien comprendre....


Théo se servit un verre de vin, cette tirade lui avait donné soif. Se faisant, il lorgnait vers l'entrée du pavillon. Il aurait bien voulu apprécier la vue de la jeune femme qui partageait la couche de Perturabo.

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 19:29

Mariette a écrit:
[A coté de la tente comtale périgourdine]

Désoeuvrée suite aux chutes de ceux qu'elle maternait en vain - pas capable de gagner un seul tournoi ces deux là ! - Mariette errait sur le champ où s'étaient établis les différents campements. Bien souvent les nobles pensaient à mettre des gardes face à l'entrée des tentes, mais rarement à l'arrière et celui-ci ne dérogeait pas. Plissant les yeux, elle tentait de s'instruire en regardant les différents oriflamme et en mémorisant leur formes et leur caractéristiques.
Celui-ci ne lui disait rien... probablement était-il trop lointain par rapport à chez elle. Retenant les détails particulier, les lions, le damier, le rouge et le jaune, puis les bandes noires et blanche... qu'importaient les mots héraldiques, elle s'en fichait et laissait ca à la mairesse de son suzerain de toutes manières, elle sursauta face à des voix plutot rugueuses voir claironantes s'échappant de la tente voisine.
Elle n'avait pas voulu etre indiscrete mais la voix portait fort, plutot fort oui, et le discours la frappa.

Je vois que le Comte de Louvelle n'a rien perdu de sa verve outrancière! Mais tout ce que tu dis, je peux te le rendre au centuple! J'espère d'ailleurs que tu n'as pas oublié tout ce que tu me dois....Enfin, asseyons-nous et discutons un peu.
Donc tu t'étonnes de mes titres? Sache donc que j'ai épousé la Comtesse Macricri il y a peu, et elle attends un enfant de moi. Enfin un enfant légitime, me diras-tu....Mais je dois te détromper: la Grande Bourgogne n'est encore point reconstitué. Les rampants royalistes sont partout: ils espèrent, en baissant toujours plus bas la tête, monter en titre et en reconnaissance servile. On défend à corps et à cris la Champagne, on veut des victoires faciles, des récompenses gratuites.
Tout cela m'est abject, tu l'as deviné....Alors, tu imagines ma déception, quand je vois que l'ADC se range parmi les moutons bêlants contre l'Artois. Toi-même, Louvelle, tu pose ton scel pour la défense de la Champagne. C'est à n'y rien comprendre....


Louvelle, inconnu au bataillon pour elle...Macricri aussi d'ailleurs... Mais elle avait la tete dure et les mots étaient bien ancrés dans sa tete. Pas qu'elle soit une royaliste des plus ferventes, mais Voyageur excepté... voir parfois quelques autres specimens de la ferme à boulet à l'autre bout du duché, elle n'avait que très rarerement entendu des propos aussi virulents. Songeuse, elle observa à nouveau l'étendard tronant devant la tente puis sans plus demander son fait, elle s'éloigna, hésitant auparavant entre rester un peu plus longuement pour entendre la suite ou pas.
Quand ils auraient déssaouler, il serait encore bien temps d'avertir son suzerain, voir l'autre...
vinkolat a écrit:
[En campement normand, à l'heure où on décide de récolter. Des châtaignes.]
La colère d'hier était rentrée, laissant la place chez son amie à une compréhensible confusion. Quel pays était-ce donc où un homme refusait de jouter une dame, mais faisait d'elle un martial champion lorsqu'il s'agissait d'un duel d'honneur ? Vinkolat lui-même n'y comprenait rien.

Drôle de moue sur le visage de la rousse normande, à la fois dépitée, résignée et volontaire. Quelle sombre pensée derrière son
invitation , lancée sur un ton désinvolte et badin qui la dissimulait mal, à ses yeux à lui au moins ?

Morkar lança réponse chargée autant chargée d'humour que le panier d'une matrône un jour de confitures. Vinkolat resta lui un instant silencieux, à observer son amie, une sourire aux lèvres détaché comme elle avait été badine.

Quelle issue autre que funeste imaginer à un duel mettant au prise celle vers qui son coeur et son corps penchaient et ... n'importe qui, fut-ce femme peu portée sur les armes, - et Vinkolat ignorait tout de celle qui répondrait au nom de Loxley. Si Kirah voulait dissimuler celles des blessures qui lui avaient entailler l'âme à Vendôme, elle n'avait rien fait pour occulter celles qui lui avaient meurtris chairs et os : derrière les oripeaux guerriers d'une jouteuse entre deux tours, il savait ce qu'elle dissimulait de plaies à peine refermée, cicatrices et séquelles que seules années, peut-être, feraient disparaître.
Oh bien, sûr, elle pouvait jouter, mais engoncer comme on l'est dans une gange de métal, n'importe qui peut le faire. La preuve en était que même le vieux Morkar restait un jouteur à craindre, malgré son âge vénérable. Mais comment oublier de leurs récentes étreintes ces gémissements poussés qu'aucune caresse, aucun baiser ne tireraient jamais d'une femme ? Douleur, physique. Combattre, elle ? Sa fierté l'y pousserait, sachant même qu'elle mordrait la poussière à coup sûr.
On avait prédit à son amie que viendrait un Homme qui déposerait à ses pieds un monde. Elle le lui avait raconté il y a quelques temps. A vrai dire, Vinkolat n'avait jamais su que penser de cette prédiction, qui le laissait dubitatif : en cet homme, il ne se reconnaissait pas. Point de si gigantesque dessein dans son chef, non. Ici et aujourd'hui, tel était la façon dont il aimait leur vie.
Un instant, il observa les alentours. Rien qui ressemblait à un porteur de monde. Ici et aujourd'hui, en attendant la venue de celui-là, il y avait lui qui peut-être avait une chance de passer au-delà de la fierté de son entêtée amie.

Hop ! Longue goulée de ce vin qui, vu la consommation que l'on en faisait sur le site, devait couler directement dans les rivières du pays. Puis il se redressa et fit les quelques pas qui le séparait de Kirah dans un fracas métallique. Il posa une main nonchalante sur sa hanche blessée qu'il se mit à masser doucement, tandis que du dos de l'autre, il lui effleura le cou.
Sourire, regard, trait sur son visage se liguent pour l'implorer.
Mots eux, prennent chemin qu'elle connait mieux. De traverse.

- Les Lois du Galant ne l'en empêche pas, non ? D'ailleurs au titre de quoi pourrais-je exiger d'être ce temoin ? Amant ? Hmmm ... Aristote réserve à ceux là témoignage de duel plus ... pacifique, je crois.

Le dos d'une main qui glisse au creux de reins, guère éloignés d'un cicatrice de la taille d'un poing à laquelle elle vient se frotter, doucement.
- Par contre, quand on sait le temps et l'énergie qu'Il a consacré à agencer notre monde pour qu'il soit harmonie, je trouve que ce serait insulte à son égard que de briser la belle symétrie qu'Il nous offre ce jour. Non, vous ne trouvez pas, vous ...
Une paire de poignets, porcelaine qui fut qui fut acier, que viennent enserrer deux paumes douces et suppliantes.
... que tu devrais me désigner pour ton champion pour combattre le sien ?

Sourire, d'une forme qu'elle seule a jamais vu sur son visage.
-Enfin, moi ce que j'en dit, hein ...Homme propose, femme dispose, la preuve, s'il vous en faut une, celle de Loxley se battra !
LeGueux a écrit:
Appartement des d'Alanha, avant les secondes joutes.

Marguerite de Volpilhat a écrit:
La vicomtessa de Calvisson avait laissé au héraut de Languedoc le soin de faire savoir ce qu'il lui plairait pour l'issue du litige qui l'impliquait. Charge à lui de le faire savoir à son champion, et à son audacieuse adversaire.

Grmmmlll, dit il à peut près distinctement lorsqu'il appris la nouvelle de la bouche de l'estafette une fois de retour. Il fit patienter le dit laquais et se mit à rédiger une nouvelle missive.

Citation :
Nous, Lengadoc,

A vous, GeoKer, Coms de Bernis,

Adissiatz !

Par la présente, faisons connaitre :

Que donà Margarida de Volpilhat, dont vous êtiez le champion a accepté votre retrait.

Qu'en outre, elle a accepté le jugement d'Aristote en ce qui concerne le litige survenu en lice entre vous, son champion, et votre adversaire Donà Kirah.

Qu'enfin elle nous a chargé de vous informer de son bon vouloir, ce qui est désormais chose faite.

Nous vous tiendrons informé des modalités pratiques du déroulement du jugement d'Aristote.

Veuillez agréer, messire, nos plus sincères salutations.
LeGueux d'Alanha, dich Lengadoc, Coms de Gévaudan, Bar d'Alanha, Senher de Cazilhac.
Senhat lo 29 març de l'an de pascas 1456.



Un peu de cire de gueule, un coup de scel, et l'estafette repartit à la recherche de Bernis, et ne revint qu'une fois la missive remise en main propre.

Lui partit faire son office aux joutes...


[Après le deuxième tour]

Galops, Poussières, Chutes, épées... Victoires et défaites... Avant de rentrer, il descendit vers les campements prendre des nouvelles de l'offensée, pour les suites à donner. Il se retrouva donc au trou normand, se demandant à quelle tente il devait se faire annoncer.

Il alpaga une servante rouquine qu'il lui semblait avoir aperçu la veille et lui demanda si elle pouvait annoncer le héraut à Donà Kirah, ou messer Morkar ou Vinkolat, montrant les tentes d'un geste circulaire et d'un regard interrogatif.
GeoKeR a écrit:
GeoKeR avait eu comme à son habitude beaucoup de choses à faire. Il avait mentalement répété ce qu'il devait aller annoncer à la duchesse normande qu'il avait vexé pour de nobles raisons.
On lui remet le message du héraut.
Il était assez perplexe que le comte du Gévaudan soit presque réduit à un messager et pestait contre certains usages qui semblaient tout compliquer.
Une plaisanterie !? On lui parlait de faire un duel contre une femme pour avoir refusé de jouter contre elle... ou alors il ne comprenait pas..
Et puis zut !
Il se dirigea donc vers le campement de l'intéressée.

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 19:32

kirah a écrit:
[Campement normand, où l'on récolte des chataigne... ou du miel... ou encore des tartelettes aux fraises]

Aubigny, à l'image de la courtoisie normande, répondit comme elle s'y attendait de sa part. Etrange caméleon que ce vieux guerrier qui avait traversé nombres de contrées avant de finalement echouer en Normandie et s'y faire une place... Il semblait au fait des us et coutumes de cette contrée ainsi que leur sabir.... Bon, certes... elle aussi en connaissait quelques mots, mais sans plus. Tout juste le vernis permettant l'introduction auprès d'un Coms, d'un ambassadeur.... Estienne par contre.... Ou alors étaient-ce les vins qui coulaient en ces collines plus seches et arides que les nordiques pays normands qui lui montaient à la tete, l'hypothèse n'était pas à rejeter non plus.

Remarquant du coin de l'oeil que Vinkolat reprenait une goulée de ce vin qu'il tenait à la main comme pour se donner du coeur à l'ouvrage, elle haussa un sourcil : elle ne le connaissait pourtant pas si porté sur ce breuvage par trop éloigné des liqueurs plus fortes qui avaient fait leur jeunesse. Le laissant cependant boire son saoul, elle relut attentivement le message transmis par le héraut languedocien, froncant les sourcils de concentration. Le titre affiché lui disait quelque chose, réminiscence d'un dossier entrelu à la hérauderie mais où donc ? Elle n'avait jamais vraiment étudié de près la noblesse languedocienne, ce ne pouvait donc pas etre dans leur nobiliaire....
Tandis que s'agencaient certaines pieces et certains faits dans sa mémoire, une douce chaleur se répandit dans son corps.... comme un poids qui se retirait.

Arghhhh ! Cardan ! voilà que ca recommencait !
Instinctivement elle leva les yeux au ciel, pestant sur un certain farceur dont elle pensait pourtant la veille avoir vu le sort débonnaire disparaitre... Point n'en était donc !
Cependant, la sensation était différente cette fois, et déglutissant d'appréhension, les sens exacerbés, elle se tourna vers l'auteur de son trouble. Son regard, ses gestes étaient différents de leurs taquineries habituelles. Cherchant à comprendre où il voulait en venir elle le laissa s'avancer encore plus sur la pente raide des corniches qu'il aimait à prendre quand bien meme un large chemin s'offrait devant lui.

- Les Lois du Galant ne l'en empêche pas, non ? D'ailleurs au titre de quoi pourrais-je exiger d'être ce temoin ? Amant ? Hmmm ... Aristote réserve à ceux là témoignage de duel plus ... pacifique, je crois.

Pacifique... pacifique... il avait de ces mots parfois... ce n'est pas celui qu'elle accolait le plus volontiers avec amant, Aristote et témoin pour sa part. Mais plutot autel, effroi et fuite.
Mais voilà que la torture, si l'on pouvait appeler ainsi ces ficelles que le petit farceur tirait en elle à chaque nouveau massage de la main de ce sacripan qui avait su etourdir son coeur au point qu'elle ait choisi de le lui confier, continuait de plus belle et que ses mots coulaient comme du miel en elle tandis qu'elle fixait ses levres au sourire qu'elle n'avait vu à ce jour vu que très rarement et la plupart du temps, selon ce qu'elle pouvait en témoigner, quand il avait des idées que certaines morales auraient pu reprouver, imaginant.... imaginant des tartelettes aux fraises !
Sacrelotte ! Ca la reprenait vraiment ! Si elle restait à sa proximité, elle allait encore....

... que tu devrais me désigner pour ton champion pour combattre le sien ?

Gné ? Ces derniers mots eurent finalement plus d'effets que la distance qu'elle eut pu mettre entre eux. La brume disparaissait, ne laissant qu'un sentiment plus leger de bien etre en elle, non point lié aux mots mais aux mains surtout. Les mots prononcés n'étaient pas pour lui plaire eux...
Se détournant de quelques pas, elle apercut le Coms de Gevaudan qui semblait quelque peu perdu comme cherchant quelqu'un. D'un coup lui revint la mémoire qui lui faisait défaut avant que le farceur du haut de son nuage ne jette son dévolu sur ses sens. Un héritage, un titre... un mariage arrangé... Appérault... San Antonio lui avait parlé de cette bru qui entrait dans leur famille, des richesses liées et dont il était fier... Ce ne pouvait etre donc qu'elle... Une drole d'idée lui traversa l'esprit alors, et après un regard malicieux envoyé dans son dos où étaient les deux normands, elle héla le héraut de la province.


Adieussiatz "Languedoc" !
Ai aleva que tu venes aguèri una responsa ? Sarra ! Vos tendretz tot tres meu avejaire...


La disparition momentanée de la douleur qui l'accompagnait bien souvent maintenant l'avait peut etre rendue indulgente aux moeurs et habitudes locales, qui sait.... ou alors un autre avait-il refusé certaines prières muettes.... ou encore pensait-elle à la douleur qu'on peut avoir d'etre seule quand on souhaiterait etre entourée.... ou simplement à une farce ubuesque qui l'amusait tout autant alors qu'elle n'avait encore rien ingéré de frelaté, exception faite des vapeurs issues de ses congénères.

Soit.... j'avoue rester perplexe quant à vos coutumes locales, tout en sachant les dégats que peut faire une fierté masculine froissée. En outre.... - elle ne put retenir cette derniere sortie frondeuse - je crains que le champion de cette dame, pour avoir déjà renaclé à la joute, ne retienne ses coups s'il devait affronter une femme... ce qui ne serait pas mieux comme affront que celui déjà fait.
Ce courrier est bizarre car ambigu. Et puis.... si Vinkolat devait affronté une femme, je n'ose imaginer... ou plutot je préfère ne pas savoir... de quelles armes il userait.
Pourriez vous donc transmettre ceci à qui de droit je vous prie, Coms.
En respect des regles liant duels et chevalerie, je prends note de son billet. Mais dans le doute...
Si c'est cette femme qu'il s'agit d'affronter en armes, ce sera moi qui l'affronterai.
Si c'est son champion, qu'il en soit ainsi et que ce soit donc cet inconscient champion que le vicomte de Gisors, qui l'affronte. Je ne sais trop s'il sait à quoi il s'engage ainsi et si mon honneur lui en sera gré mais soit.... au moins la fierté de l'un et de l'autre seront-elles contentées...


Elle n'en dit pas plus. Vinkolat, peut-etre, devinerait ce qu'il lui en avait couté de prendre cette décision et la reconnaissance muette qu'elle avait tout à la fois de lui avoir permis de cacher ainsi ses faiblesses sans perdre la face. Cependant, autant elle ne craignait pas pour elle, autant elle craignait maintenant pour lui s'il venait à mordre la poussière. Limoges... ce duel.... un jeu partout... balle au centre !
Par contre, le match entre le nuage là haut, son propriétaire, et les ficelles qu'il tirait... lui avait encore quelques beaux jours devant lui apparemment.
LeGueux a écrit:
LeGueux apprécia l'effort. Bon quelques fautes, mais l'intention y était. Ayant salué lui aussi, puis approché comme littéralement ordonné par la pair de France, il écouta la suite.

Si c'est cette femme qu'il s'agit d'affronter en armes, ce sera moi qui l'affronterai.

Tout en se disant que vraiment il avait des efforts à faire à l'écrit en Oil, il ne put empécher un petit rire de s'échapper de ses lèvres lorsqu'il imagina la tête de la "Petite Baronne" devenue vicomtesse devant une épée, ou quelqu'armes que ce soit d'ailleurs, qu'elle aurait à prendre pour défendre son honneur, qui plus est dans son état actuel. Il répondit en souriant, une fois qu'elle eut terminé, même si toutes les allusions ne furent comprises, mais elle devait s'adresser à d'autres...

Donà, je m'excuse si ma prose en Oil n'est point suffisamment claire. Non, Marguerite de Volpilhat ne portera point armes, elle ne pourrait point si l'idée saugrenue lui en venait.
Si elle a relevé, c'est simplement que l'homme qui vous a offensé défendait ses couleurs, elle a donc considéré que c'était à elle de relever, puisqu'il combattait en son nom. Mais associer la dame avec l'idée même d'user d'armes militaires est tout simplement inconcevable.
C'est donc lui, qui étant son champion, passera le jugement de Dieu.
Je prend donc note que vous choisissez le Vicomte de Gisors comme votre champion pour le dit duel.

Regardant Vinkolat.
Cette décision est à mon sens fort sage, et évitera aggravation du contentieux existant, je vous remercie de ce geste.
Morkar a écrit:
Trois pas en arrière, bien qu'aviné sans nul doute, Morkar tiqua à l'occitan que Kirah prononçait. Il reprit, à voix basse...

- J'ai entendu que tu attends, hum...., une réponse ? Approche ! Vous tendrez tous trois mon... mon quoi ? Noisetier ?
kirah a écrit:
[au campement normand, certains mots se perdent...]

Si le corps était réchauffé et l'esprit un peu moins embrumé, elle avait gardé cependant l'ouïe fine. Entendant Morkar, sans trop savoir pourquoi, elle éclata de rire...la tension qui s'était relachée peut etre, allez savoir

J'ai vraiment dit ca moi ? Eh bien ! je crois que je vais m'abstenir de converser en Oc alors... mon maitre de langues fut bien négligent !
Quoique.... la situation eut été amusante... Vinkolat, le Coms et toi... un noisetier ... vraiment ?


Tentant de reprendre un peu de sérieux, elle se rapprocha de Vinkolat, lui prenant la main, discretement dans les replis de sa jupe.

Soit Coms, je ne sais qui seront le juge de ce duel et le temoin du champion de dona de Volpilhat, mais voici bien les miens : Vinkolat à l'épée et Morkar pour avoir l'oeil sur lui !

Ce disant elle avait instinctivement serré la main de celui-ci.

Je suppose que tout ceci sera réglé une fois la joute terminée ? Je pense que tous deux ont encore quelques lances à tendre, voir à briser... du moins si votre vin n'a pas sur eux attrait et effets secondaires involontaires...

Elle frissonna alors, après tout, le printemps ne faisait que poindre son nez et elle ne portait qu'un très masculin gambison par dessus une fine chemise... Espérant que l'un des hommes de sa suite aurait pensé à emporter le sac qu'elle avait préparé avec diverses tenues de rechanges, elle se demanda comment amorcer un replis stratégique derrière un paravent dans une des tentes non encore imbibées de vapeurs alcooliques. Oser espérer un bain, elle n'y pensait meme pas.
LeGueux a écrit:
LeGueux se retira pour cette soirée. Il avait encore à demander à Minerve de bien vouloir arbitrer ce duel, qui relève de son domaine.
Bernis n'avait pas daigné répondre, et n'avait pas désigné de témoin. Ca ne l'étonnait guère, mais attendre un minimum de correction de sa part était illusoire. Peut être un jour le surprendrait il, encore que, ce serait par intérêt.


Je me dois de vous laisser, j'ai quelques impératifs qui m'appellent, entre autre tenir au courant votre adversaire et lui demander de me fournir un témoin.
GeoKeR a écrit:
Le campement normand...
Voilà les couleurs de la duchesse, il est arrivé.
GeoKeR s'annonce à un domestique.

Il entend d'ailleurs la voix caractéristique du Comte du Gévaudan. Probablement donc que l'on parle des modalités de ce qui le fait venir ici.
Ce petit temps d'attente lui permet de faire un simple point. Si le Comte Zacharia est trop pris il demandera si Cristol ou Djahen voudront bien être témoins du dit duel. Pour l'arbitre, il sait la haine que lui voue le héraut languedocien, mais il connait les bonnes dispositions qu'il a envers la Fleur d'Oc. Enfin, surtout, les deux comtes partageaient un sens du devoir développé qui devrait laisser entièrement Dieu juger par l'entremise du hasard et des compétences militaires des champions désignés.
LeGueux a écrit:
LeGueux en remontant croisa le coms de Bernis, qu'il aimait bien, mais dont il n'avait jamais compris les magouilles les perpétuelles tentatives de manipulations et la propension à ne rien faire que par intérêt personnel. Ni la haine de celui-ci dépassant tout cadre envers son épouse d'ailleurs.

Si ça se trouve, il en était à croire que le héraut pouvait se permettre de haïr quelqu'un, serait ce un cancrelat. Voire que s'il arbitrait son duel il le ferait perdre. Ca ne l'étonnerait pas qu'il pense ça et s'arrange pour faire en sorte que tout le monde le pense sans même le dire, vieux procédé dont il était expert.

Mais bon arbitrer ce genre de chose n'était de toutes façons pas de son ressort. Il lui dit néanmoins :


Adissiatz coms !

Vous apporter vous même votre réponse ? Vous m'étonneriez presque, en tout cas vous m'éviterez une missive. Quel est donc votre témoin ?
vinkolat a écrit:
Si proche de lui qu'il peut sentir la sueur dans ses cheveux, chaleur douce de sa paume contre le sienne, étreinte resserée de ses doigts sur les siens qui en évoque, en appelle, en ordonne d'autres.

Vinkolat à l'épée...
Banière claquant fier et haut au vent, cris et sueur, muscles endoloris par les charges et contre-charges, lice en pagaille.
... et Morkar pour avoir l'oeil.


Hein ?Morkar pour avoir l'oeil ???

Houlà, oui, attrait et effets secondaires involontaires, mais la cause en est bien plus charpentée et enivrante que ce vin du pays pourtant fort avenant !

Vinkolat rendit de même façon à Kirah le message passé d'une pression de la main, qu'il laissa nichée là où son amie l'avait entrainée.

-Bien, je prendrais donc l'épée. Mariette !!!!!! Fais briller mon armure italienne, c'est l'occasion ou jamais de m'en vêtir !! Ce n'est pas tous les jours que je fais le champion !

Regard à Kirah
- Si un champion tape à l'oeil te sied, bien sûr.
GeoKeR a écrit:
Répondant au Héraut

Bonjour...
Une réponse ? Et bien, j'ai pris connaissance de votre lettre et accepte donc ledit jugement d'Aristote selon les volontés de la Vicomtesse de Calvisson. Pour les modalités, choix de l'arme, choix de l'arbitre, l'endroit et l'heure du duel et probablement d'autres détails qui m'échapperaient, je venais voir la duchesse Kirah pour justement fixer tout ceci. Imaginons que l'épée ou la lance ne lui convienne pas ou que le lendemain du banquet à l'aube ne lui convienne pas... cela aurait évité un certain nombre de missives. Pour ce qui est du témoin j'attends une réponse.

Ainsi donc le héraut attendait une réponse à la lettre qu'il venait tout juste de recevoir où devait figurer le nom de son témoin ? Il ne s'y fera jamais, il croyait naivement n'avoir été qu'informé des volontés de la Fleur d'Oc et de la tenue prochaine du dit duel.

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MessageSujet: Re: [RP - Joutes] Les campements.   Ven 18 Avr - 19:32

LeGueux a écrit:
Eh bien vous me la ferez parvenir, la réponse quant à votre témoin. Sinon pour mémoire, et c'est le rôle d'un héraut que de témoigner de ce genre de mémoire justement, je cite ce qu'il vous a été dit hier matin par donà Kirah :

kirah a écrit:
Considérez donc que vous avez insulté là un pair de France, monsieur, et que je vous en demande réparation... par les armes ! Armes militaires s'entends... j'ai déjà bien assez des institutions parisiennes et de certains animaux ailés pour ce qui est des joutes verbales et flatteries inutiles !

Choisissez vos témoins, je suis certaine qu'il ne doit pas manquer de représentant héraldique icelieu pour arbitrer ce duel !
Vous me trouverez dans ma tente !

Comme à votre habitude, vous n'avez relevé que les derniers mots et point écouté ce qui est important dans ce que l'on vous dit, visiblement.

Le duel aura donc lieu à l'épée non émoussée. Pour le reste c'est à l'envie du juge diseur de l'épreuve.

Je vous souhaite une bonne soirée. N'oubliez pas pour votre témoin.

Deuxième tente à main gauche, sinon, vous aurez plus de chance de les trouver.


LeGueux continua donc sa remontée vers le Peyrou puis redescendit vers son appartement, afin de contacter les différentes personnes présentes à Montpellier susceptibles d'arbitrer un tel duel, à commencer par la première d'entre elles.
kirah a écrit:
Petit farceur sur ton nuage...

La litanie revint toute seule alors qu'il faisait mention là de son armure italienne. Avec difficulté elle se retint de lever les yeux au ciel en accompagnement. Son armure italienne... elle vivait toujours celle là ? Il la transportait toujours ?
Elle commencait à comprendre pourquoi sa suite avait ainsi des grimaces quand Vinkolat leur annoncait son intention d'aller jouter quelque part ...


C'est d'un champion "tape dedans" dont j'ai besoin l'ami.... mais .... humpf... elle ... j'espère que tu auras quand meme quelque souplesse encore quand tu seras ainsi vetu ! Je plains presque ton opposant là !

Cette armure....
Du regard elle le jaugea, il avait l'air plus musclé que la dernière fois qu'elle l'avait croisé, peut etre cette fois-ci tiendrait-il plus que le temps d'un echange de joute avec celle-ci.


Mais... es-tu sur que ce vin ... ce n'est point là un remède de chez nous... Estienne ? Un avis sur la question ? Tiendra-t-il..... tiendra-t-il bien ainsi son noisetier ?


Eclatant de rire, elle regarda autour d'elle cherchant ce faisant une solution pour les deux problèmes qui étaient maintenant devenus prioritaires vu la question du duel tranchée : un bain, un lieu où dormir...
vinkolat a écrit:
- Ha mais non ! Ha mais non !

Vinkolat pointa en l'air un doigt qui niait, relachant d'un pas l'étreinte qui les avait magnétiquement rapproché, sans pour autant sortir de sa cachette celle que Kirah tenait dans la sienne. Une masque très peu convaincant de sagesse vint se peindre sur son visage.
Non, non, non, non ! Il ne s'agit pas seulement de "taper dedans", mais de prendre part à combat dont la codification est le fruit de siècles d'évolution et de pensées, ma chère ! Crois-tu qu'il sied à un gentil chevalier d'aller laver l'honneur souillé d'une gente dame vêtu comme une brute sans goût ?

Nouveau large geste de la main, comme pour chasser l'ombre de l'idée de pareille crime, si d'aventure il flottait dans l'air autour d'eux.

Que nenni, ma demoiselle ! Tu as souhaité réparation courtoise d'un tord à ton égard, il convient de rester courtois, dans l'esprit et la lettre de ton choix jusqu'au bout ! Tu n'imagines quand même pas que Tristan est allé combattre le Morholt en peaux de bête pouilleuses ??? Non : pour celle dont il était le champion, n'importe quel trouvère de le dira, il avait revêtu armure brillante et clinquante, à faire passer Saint-Michel pour traine-savate !

Vinkolat inclina ensuite la tête, approcha ses lèvres de celles de son amante et, un rictus taquin aux lèvres, ajouta :
Dois-je dès lors ajouter que tu as toi aussi à tenir strictement ton rôle dans cette geste ? Es-tu prête à ...

Furtif, gout de fraises sur les lèvres.
- A te pâmer devant mes exploits ?

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